Ecolo attitude de Jennifer Woolacott Bécaud

Jennifer Woolacott Bécaud est une sorte de bouquet de feu d’artifice… Une joyeuse et vibrante artiste comme on les aime : ça pète dans tous les sens, ça rit, ça joue, ça chante !!!
 
 
Son énergie est communicative, tout comme son rire qui devrait être vendu dans les pharmacies. Quelques minutes avec elle et le moral prend de l’altitude ! On dirait bien qu’elle a eu plusieurs vies, Jennifer et dans son coeur, sont bien présentes les valeurs d’amour que lui ont transmis ses parents artistes.
 

 
L’expression « Enfant de la balle » a été créée pour elle ; fille de deux artistes merveilleux (Janet Woollacot, artiste chorégraphique et Gilbert Bécaud que l’on ne présente pas tant il aura marqué de son talent et de ses émotions notre époque), Jennifer a dans la peau la musique, le sens du rythme, le goût des mots et l’amour des autres..
 
 
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Elle a toujours chanté et toujours composé. Avec son amoureux Jimmy Jay (producteur de Hip-Hop, notamment et entre autres du premier album de MC Solaar), ils composent des musiques qui vous emportent et que vous aurez envie d’avoir dans vos oreillettes.
 
 Voici quelques extraits de la musique de Jennifer sous le pseudo de Jennifer KAY ; enregistré en 2006, cet album a été enregistré pendant que Jennifer était enceinte de sa petite Emma, qui, in utero ne bougeait pas pour mieux écouter sa maman chanter. Encore une enfant de la balle 🙂 <3
       
Cinématographiques et terriblement sensibles, ces musiques sont l’aboutissement d’un travail intense. Quant à sa voix, elle est le reflet de son âme ; de la chaleur, de la douceur, de la force, celle d’une guerrière de l’amour ! 
 
 
 
A la campagne, avec sa famille et ses animaux, Jennifer vit au rythme de la nature…. RENCONTRE :
 
BDNV :
 
Parle nous de ta vie à la campagne et du rythme différent depuis que tu as quitté Paris…
 
Jennifer :
 
En fait, j’ai toujours vécu à la campagne que ce soit près de Londres mes 10 premières années, ou en France par la suite. Finalement, j’ai très peu vécu à Paris dans son rythme infernal. Mon rythme est donc plutôt cool

BDNV :

Quels sont tes gestes écolos au quotidien ?

Jennifer :
 
Mes gestes écolos se basent surtout sur le bien-être et la santé. La nourriture doit être saine pour les humains comme pour mes animaux tout est une question d’équilibre. Ma mère m’a sauvé la vie en me disant dès mon plus jeune âge : « you are what you eat » (ndlr « : tu es ce que tu manges ») ! Et elle avait tellement raison ! Elle avait souvent raison en général ! Ne pas avoir de produits nocifs comme des plats tout préparés bourrés de sel et de gras me parait être du bon sens . Ma fille de 12 ans ne mange que des bonnes choses -à part quelques bonbons- ; son goût est très affiné… On ne la fera jamais manger n’importe quoi.
« You a What you eat » est toujours de rigueur chez nous, merci maman… Et puis bien sûr je trie nos déchets, j’essaie d’acheter le moins d’emballage possible, je fais attention à ne pas gaspiller l’eau ni l’électricité, j’ai fait pendant douze ans un potager que je renforçais avec un compost maison :). J’essaie de respecter cette planète autant que possible.
 
 
BDNV :

Parle nous de ton attachement aux animaux et de ta maison qui est souvent le refuge pour les perdus et sans collier ? 
 
Jennifer :
je suis extra sensible, j’aime donc fatalement les animaux mais aussi la nature ; j’ai un affect très poussé pour les loutres ; d’ailleurs une association lutte pour réduire la mortalité des loutres ; elle protège et restaure leur habitat et améliore la disponibilité des ressources alimentaires dans le milieu naturel. Il faut tenter de préserver ces espèces menacées pour l’équilibre de la biodiversité ! L’état d’esprit de la loutre est incroyable ! Très respectée en Australie, elle est terriblement comique, elle peut casser des coquillages, des noix sur les pontons ou les coques des bateaux ; super spectacle ! D’ailleurs je partage cette passion de la loutre avec Alain Chabat ! C’est tout un concept de petit phoque, la loutre ! (rires)
 
J’aime aussi les oiseaux ! Je vous présente madame Wendy Harris et son mari Monsieur André Harris !
 
 
J’aime aussi les éléphants, les chevaux, les gorilles, les plantes, les montagnes, la mer, le soleil, la lune, les étoiles, l’univers, l’amour !!! Et bien sûr, ma fille et son père et mes amis !
 
 
 
 
J’ai énormément d’animaux…
Mes petits derniers sont mes trois chats :
Milla, Lily et Bernie !

Milla qui pesait 150 grammes quand je l’ai adoptée, aujourd’hui fait ses 5 kilos !

 
 
 
 
 
Petite Emma avec Bernie, une photo très bio dans nos vies, non ?
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
Mon chien Sam, 14 ans vient de me quitter, il y a 10 jours et puis, il y a Boo 4 mois.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mes chats mangent principalement des croquettes. Les autres mangent bio, viande, riz, légumes et de l’amour beaucoup beaucoup d’amour pour tout le monde ! Mes animaux sont ma famille, ils vivent avec nous et reçoivent et donnent beaucoup d’amour, donc de l’équilibre  ; à ce propos il est prouvé que vivre en harmonie avec ses animaux apaise et soigne   lire un article  ;
 
 
 
 
 
 
 
 
 
(ndlr) : Jennifer nous donne envie de préciser qu’il existe désormais, un code de l’animal !     Et petit zoom sur L 214 une association qui oeuvre pour le respect des animaux, tous les animaux, et qui luttent pour solliciter nos députés en vue de nouvelles lois.
 
BDNV
Si tu avais une baguette magique, que ferais-tu à l’instant pour changer quelque chose sur notre planète ?

Jennifer :
Personnellement j’enlèverai les religions, c’est beaucoup trop extrême… Trop de guerres à cause de la religion. De plus, je n’aime pas les choses ostentatoires ; c’est mon côté « old school », éducation anglaise de maman…. Je préfère que les gens restent discret sur leurs convictions religieuses ou politiques. Voilà. Sinon, je donnerai plus de pouvoir aux fleurs  : je suis une hippie Mac cool mais Geek✌️✅✅❤️❤️ J’ai lu l’écolo-attitude de laurent Voulzy sur votre site et je me sens proche de ce qu’il vous a dit !
Jennifer adore les couleurs et les mandalas (en sanskrit : cercle, centre, unité, totalité).
Colorier, harmoniser les couleurs, entrer grâce à celles-ci comme en méditation aide à se recentrer :
JUNG le célèbre psychanalyste disait « Chaque matin, je dessinais une petite figure circulaire, un MANDALA, qui semblait correspondre à mon état intérieur du moment. Je n’ai découvert que petit à petit ce qu’était réellement le MANDALA: le SOI, l’intégrité de la personnalité laquelle, quand tout va bien, est harmonieuse. »
Cliquez sur la page Jennifer color’s page facebook 
 
 
Merci Jennifer pour ce moment de bonheur avec toi. 

Ecolo-attitude de François Berléand, comédien

                                                    
                                                           

FRANÇOIS BERLEAND

Grâce à une amie qui s’occupe en coulisses des artistes comédiens ou chanteurs, nous avons été invitées à Antibes au thêatre Anthéa où se jouait la pièce « MOMO » avec François Berléand et Muriel Robin en mars 2017.

François Berléand nous a tour à tour touchés ou fait rire ; on ne reste pas insensible à son charme discret, presque timide. Une biographie cinématographique et théâtrale remarquable, un parcours sans faute à la télévision et notamment dernièrement, dans la série « Dix pour cent », fait de lui un acteur irremplaçable. Il sera au théâtre avec « RAMSES II » à partir du 19 septembre 2017 avec Evelyne Buyle et Eric Elmosnino.

Cerise sur le gâteau, François Berléand a bien voulu répondre à nos questions sur son écolo-attitude et quand il s’agit de parler écologie ou environnement, il est intarissable! Engagé depuis longtemps grâce à l’éducation de ses parents dans la lutte contre le gaspillage, il a accepté de parler de ses gestes écolos et ses convictions, et il ne mâche pas ses mots…

Bio Dans Nos ViesMerci de répondre à nos questions pour la rubrique  » Ecolo attitude des artistes », c’est une grande chance pour nous et notre site ! On se lance ? Quels sont vos gestes écolos ?

François Berléand : Avec plaisir ! Je suis né peu de temps après la guerre, il se trouve que mes parents qui l’avaient connue, et qui avaient connu les privations ne jetaient rien. C’était très important. Dans le frigo, on avait ce qu’il fallait pour la semaine et il fallait finir le déjeuner, le diner. Le samedi, le dimanche, on finissait les restes. Le gaspillage, je ne le supporte pas, je me force à manger même les trucs que je n’aime pas qui sont dans le frigo ou le placard. C’est intégré à mon mode de vie… Sur la ligne du  » Zero waste« .

Ndlr ( Objectif Zero déchet) et objectif Zero Dechet avec V.I.E. de Vence

BDNV : Si vous aviez une baguette magique, quel serait votre voeu pour la planète ?

F.B. : La propreté ! Quand on voit tous ces sacs poubelles qui se jettent dans la mer, dans les rivières…. Comme cet espèce de huitième continent ; ces détritus qui s’amoncellent dans le Pacifique. C’est terrible ! Maintenant en Europe, notamment en France, en Allemagne, ailleurs, on fait la chasse aux déchets, aux sacs plastiques. Ca commence comme ça le recyclage et c’est quelque chose qui me tient à coeur ; ça fait longtemps maintenant…  D’ailleurs quand je fais mes courses, je ne demande plus de sac plastique. J’habite en maison, j’ai toujours fait le tri sélectif ; on a trois poubelles, c’est un réflexe comme se laver les dents ! On a toujours mis de côté les papiers chez moi. Ma mère gardait tout, les ficelles, les trucs comme ça ! On est dans une telle société de consommation, c’est dingue ! On jette tellement de choses qui peuvent encore servir. J’habitais dans le 93, le nombre d’ordinateurs que je voyais sur les trottoirs ; c’est plein de composants toxiques ces trucs, alors qu’on pourrait les recycler.

BDNV : Vous connaissez le repair café ?                                         

F.B. : Oui ! Les gens qui réparent tous les objets ?

BDNV : le « REPAIR CAFE« , c’est combattre l’obsolescence programmée !

F.B. : J’ai récupéré une machine à laver de ma grand-mère, une des premières machines à laver en France en 1950. Je l’ai récupérée en 2000, c’est une vieille « Brandt » qui marchait. Incroyable : elle n’est jamais tombée en panne !

BDNV : Quelle association ou démarche vous a particulièrement touché ?

F.B : C’est le petit panda ! ( WWF) ! Il me plait bien!                     

Après y’a quand même dans les années 70, RenéDumont, le premier écologiste politique et Yann Arthus Bertrand avec les photos qui font mal, d’autres qui me touchent.

Moi, je déteste « les Verts » politiquement ! Ca devient n’importe quoi, c’est l’extrême gauche, c’est plus « les Verts », c’est un parti politique ! Mais les premiers Verts comme Dumont etc, c’était important …. Comme quelques verts encore aujourd’hui… On n’est pour la « non-consommation » bien sûr, on ne peut pas faire machine arrière, on est pour diminuer le nombre d’enfants, les pets de vaches etc  (rires) … ça devient parfois un peu ridicule ! On va trouver un jour un truc pour mettre dans le cul des vaches, un truc pour qu’elles arrêtent de péter, je suis sûr que quelqu’un va trouver ça ! J’aime pas les « Verts ». Y’a un ministère de l’environnement, pas besoin d’un parti vert. L’énergie renouvelable c’est très bien, je suis pour l’énergie atomique, je vais me faire engueuler par vous mais tant pis … Je suis pour l’énergie atomique… Le peu d’études scientifiques que j’aie faites… ( Il réfléchit)… En France… y’a pas tellement d’émissions nocives… Toutes allégations d’énergie entraînent obligatoirement des problèmes. Même l’éolienne….   Si on met des éoliennes dans l’eau (ndlr, des hydroliennes)  … grâce aux marées, on produit de l’énergie et il y aura toujours de l’énergie dans la mer surtout dans la mer du Nord et dans l’Atlantique… Mais en cas de tempête, on ne sait pas ce que ça peut provoquer… Y’a toujours des risques… Sur l’énergie atomique, c’est vrai, il y a eu des problèmes de fuites dans les réacteurs français etc, mais y’a jamais eu de catastrophe, les catastrophes ont touché Tchernobyl à Fukushima ! Le stunami, c’est japonais ! C’est pas un nom français ! Y’a jamais eu de raz-de-marée dans des endroits sensibles en France…

BDNV: Nos réacteurs sont quand même assez vieux, ça peut créer des inquiétudes…

F.B. : Oui je sais bien, je sais bien …

BDNV : Vous savez, il y aura débat autour de ça ! Je suis sûre que vous allez soulever des questionnements et des réactions… 

F.B. : Oui, je sais ! Je pense qu’il faut garder cette énergie qui n’est pas chère, qui est une énergie que l’on peut exporter. Important d’avoir une balance commerciale  ; on importe un peu d’électricité -un peu trop-  alors qu’on pourrait se débrouiller pour être le premier producteur européen… Et avec le vent ?

BDNV : Et avec le bruit aussi ! On fait maintenant de l’énergie avec le bruit, avec les décibels des boites de nuit, d’une gare, d’un mur routier etc … Vous allez entrer en scène alors on va conclure ? Je vous remercie beaucoup d’avoir passé ce moment à échanger avec moi pour « Bio dans nos vies » et bonne chance pour vos prochains projets.

Filmographie de François Berléand

Pascale S pour www.biodansnosvies.fr / Mars 2017 

Nous avions eu la chance en 2014 de poser quelques questions à Muriel Robin, cliquez !

Sylvia Pilat, alias Carabistouille, clown d’hôpitaux!

Sylvia a roulé sa bosse depuis son entrée dans la vie active dans le domaine de l’enfance. Son BAFA en poche, depuis le lycée elle a toujours travaillé avec des enfants. Aujourd’hui elle est clown dans les hopitaux à Nice. Un metier artistique et singulier qui interpelle! Et lorsque Sylvia quitte son costume de scène, elle récupère de vieux objets, ponce, colle, cloue, peint, transforme et décore son univers.

C’est dans son écrin de verdure à Saint Jeannet que « Bio dans nos vies » est allé à sa rencontre.

Bio dans nos Vies : -Bonjour Sylvia, merci d’accueillir Bio dans nos vies dans ton jardin si mignon.

Sylvia : – Bonjour Bio dans nos vies

BDNV:- Comme tu le sais, nous aimons aller à la rencontre des artistes pour qu’ils nous parlent de leur façon de respecter l’envirronnement, de leur démarche écolo.

Sylvia : – Je ne me sens pas vraiment écolo.

BDNV:- C’est ce que les artistes nous répondent très souvent en premier lieu. Mais en discutant on s’aperçoit vite qu’ils sont sensibles à la cause, dans le questionnement, dans l’action même minime. Et puis, tu fais un métier très particulier. Clown à l’hopital, c’est mettre du bio- beau dans les cœurs et les âmes au quotidien. Comment devient-on Clown d’hopitaux ?

Sylvia:-Il n’y a pas de parcours pré-défini. Les choses se font au fil du temps et des rencontres.

Depuis le lycée, je travaille avec les enfants. D’abord comme animatrice en colo, puis à l’année. Après le BAFA, j’ai passé un DEFA (diplôme d’état aux fonctions de l’animation) et je me suis petit à petit spécialisée dans le sport avec un BESS (brevet d’éducateur sportif). Les premières années, mon approche des activités dans l’animation était essentiellement axée sur le sport.

BDNV:- D’encadrante autour du sport à clown d’hopitaux le lien n’est pas flagrant….

Sylvia:- Oui en effet! En 1989, dans le cadre de mon travail, j’ai découvert les Ateliers du Cirque « Les Campelières »  à Mougins. Une rencontre qui sera la bascule. J’ai intégré l’équipe et animé les ateliers acrobatie et jongle. Des ateliers physiques où le sport n’était pas loin. Cependant, à la fin de l’année il y avait le spectacle !!! Et là aussi je me régalais. L’organisation, la préparation, les mises en scène, la musique, les costumes, le maquillage, c’était très chouette. Un spectacle où chacun était valorisé dans ses compétences et à la hauteur de ses possibilités. Le monde du cirque ouvre des voies à tous. Et au moment du spectacle tout devient magique, tout est subblimé.

En 1996 pour mon dernier enfant, j’en ai 3, j’ai connu la crèche Solensi à Nice. Une crèche pour enfants concernés par le sida dans leur famille. La structure était tellement extra, tellement ouverte que j’y ai mis Correntin quelques jours par semaine. Un lieu où oeuvrait la psychologue Mireille Kreitman, fondatrice de l’association Indigo qui a pour mission d’améliorer la qualité de vie et la qualité des soins des enfants hospitalisés en hémato-oncologie avec entre autre chose l’intervention de clowns dans les unités de soins.

Au cours d’une discution avec Mireille, elle me dit qu’il n’y a qu’un clown chez Indigo et qu’il serait vraiment bien  qu’il y en ait deux. Connaissant mon expérience dans l’animation avec les enfants, elle me propose de me lancer.

Mais je ne suis pas médecin ! Il ne faut pas être médecin répond Mireille. Je n’ai pas de formation de clown ! Pas grave, ce n’est pas le plus important, rétorque Mireille. Et Magali le clown d’Indigo alias Bidouille me présente et me fait découvrir le metier. J’ai accepté de tenter l’expérience, mais pour 3 mois en tant que bénévole pour être libre de décliner l’offre si je sentais que là n’était pas ma place. Depuis je n’ai jamais arrêté et c’est devenu mon metier. Il a fallu me trouver un nom. Ce sont mes enfants qui l’on trouvé : Carabistouille. Ce qui signifie « dire des bêtises » en Belge.

BDNV : Comment aborde t-on les choses ? Comment travaille t-on ?

Sylvia : Entre le début de ma carrière et aujourd’hui, Carabistouille a beaucoup appris, beaucoup évolué.

Aujourd’hui je travaille toujours pour Indigo, et depuis 2000 je travaille aussi pour l’association Theodora. Indigo est niçoise, Theodora est Suisse, implantée en France également. Cela a été un petit tournant dans ma carrière de clown d’hopitaux. Une sorte de structuration, de professionalisation de mon activité car Théodora est une importante association présente sur tout le territoire dans plusieurs CHU. Pour Théodora mon nom d’artiste est Docteur Zéboulon.

A chaque arrivée dans les services que se soit pour Indigo ou pour Theodora nous, les clowns, nous avons une petite réunion avec le personnel soignant. L’équipe nous informe sur le prénom et l’âge de l’enfant, nous indique les chambres où l’on peut passer, celles où nous sommes expressément attendus par l ‘enfant, ou par la famille, celles où les enfants ne souhaitent pas notre visite ce jour là et celles ou l’équipe médicale nous demande une visite. Les soignants nous donnent aussi des indications techniques, comme « attention  il a été opéré de l’appendicite, ne le fais pas trop rigoler » ou bien « elle doit rester allongée » ou encore  » il est contagieux, à voir en dernier avec masque et sur-chaussures ». On nous donnent aussi des informations sur leur état psychologique « ne le réveille surtout pas cela fait deux heure qu’il pleure ». En entrant dans une chambre avec l’expérience on saisit rapidement la situation. Au début, je ne savais pas prendre ma place, me mettre en lumière tout en trouvant l’angle d’approche entre le pied de perfusion, les différents appareils, le lit. Le matériel est souvent encombrant, surtout en hémato-oncologie. Avec le temps en un clin d’oeil, on sait prendre la mesure et on s’adapte. En poussant la porte d’une chambre on ne sait jamais ce que l’on va trouver derrière. On passe la tête, le regard balaie la chambre, un tour à 180°, en un clin d’oeil on doit sentir le truc tant sur le plan matériel, qu’émotionnel. Nos « spectacles » c’est 100% d’improvisation !!!

Une chose importante aussi pour moi est la façon d’aborder la fonction de clown. Lorsque j’ai démarré j’étais très influencée par les clows Bario, très potaches et gros éclats de rire ! Et puis j’ai appris à faire le distingo entre la tarte à la crème et le clown d’hopital. Une chambre est une scène particulière. Il faut parfois y faire rentrer la vie, le rire, le bruit, la lumière en tirant les rideaux mais il faut aussi savoir se faire petit, très très proche de l’enfant, tout en douceur, dans l’intimité. C’est très élastique. Il m’arrive parfois de ne rien faire, l’enfant est fatigué et juste la présence du clown suffit à faire naitre un sourire. Le chalenge des clowns est un sourire par chambre visitée. 

Autre chose aussi, lorsque j’ai commencé on entrait seul dans les chambres. Aujourd’hui nous sommes toujours deux. C’est beaucoup plus facile pour la prise de contact, pour la mise en scène, pour jongler avec les émotions et rebondir sur l’instant. C’est aussi moins difficile lorsque la situation est lourde et triste. Le duo rassure.  

BDNV : – On sait hélas que dans des services tels que les services hémato-oncologie, certains cas sont sans espoir de guerisson. Comment géres-tu la situation ?

Sylvia : – Je n’aurai pas pu faire ce metier si la douleur n’était pas prise en charge et je dois dire qu’elle est très bien prise en charge. Au delà de cela, on vit notre metier avec passion. On apprend à gérer les émotions, à les canaliser. Nous vivons bien sur des moments très forts, très durs. Parfois ce sont les medecins qui nous disent «Allez-y vous, parce que nous on y arrive plus ». Les clowns ont une place à part entière dans le monde pédiatrique aujourd’hui. Mes années d’expérience me permettent aussi de mieux récupérer après le partage d’une situation particulièrement délicate.  

BDNV pose souvent la question aux artistes du message qu’ils pensent faire passer. Quel est le message d’un clown d’hopital ?

Sylvia : – La superbe phrase d’Anne Dauphine Julliand réalisatrice du documentaire « Et les mistrals gagnants » sorti au cinéma en février cette année. Un film qui traite de la maladie infantile à travers le portrait d’enfants atteints de pathologies lourdes.  «Lorsqu’ on ne peut plus rajouter de jours à la vie, il faut ajouter de la vie aux jours. »

BDNV: …. puissant message, qui laisse penseur.

BDNV: – Ton metier est un metier éthique par exellence, dans le don de soi, dans l’empathie et le partage, écolo du cœur on aurait envie de dire. Fais-tu d’autres démarches qui soit en lien avec le respect de l’homme ou de l’environnement ?

Sylvia: – Sur le plan alimentaire je n’achète plus ce qui vient d’Espagne, j’achète des fruits et légumes de saison, je n’achète jamais de plats préparés. Je cuisine.

Mais surtout je suis une accro de la récupération et j’achète par exemple beaucoup de mes vêtements en braderie ou vide grenier. Lorsque mes enfants sont nés je me suis procurée tout le matériel pour bébé, d’occasion. Je trouvais tellement dommage d’acheter neuf pour quelques mois d’utilisation. Et lorsqu’ils étaient ados pour leur faire plaisir et qu’ils ne se sentent pas trop en décalage à l’école je cedais à leur demande de vêtements de marques en les achetant d’occasion aussi. Pour des raisons économiques mais essentiellement par principe. Je n’aime pas trop cette société de consommation à outrance ni l’impact que ces modes ont sur nos sociétés.

BDNV: -Tu dis que tu récupères beaucoup. Quel genre de récupération ?

Sylvia: -De vieux objets surtout, que je réabilite dans leur usage ou que je détourne de leur usage premier pour de la déco. Depuis le lycée je récupère, je réutilise, je transforme tout ce que je trouve. A l’époque ce n’était pas très bien vu. Heureusement les choses ont bougé, changé. Je suis donc passé du statut de « fouilleuse de poubelles » au statut plus classe de « recycleuse ». Pas mal non ? Ah ah !  J’adore la déco, mon interieur est décoré en grande partie avec mes bricolages. Mon jardin aussi d’ailleurs. 

: – Oui c’est beau, il y a un coté magique et enfantin dans ton jardin. Tu crées des espaces intimes et chaleureux.

Sylvia:- Oui chaque recoin à son univers. Le recoin sieste ou lecture sous le figuier dans un vieux lit en fer revisité. Le coin repas partage et convivialité sous la tonelle, avec ma table mosaïque de porcelaine. Je travaille aussi avec des vieilles assiettes de porcelaine ébréchées. Je les casse et avec les morceaux je fais de la mosaïque.

 

 

 

 

BDNV: – Où te founis-tu ?

Sylvia:  – Partout où c’est possible, poubelle, Emmaus, vide grenier, brocante et je répare, je peins, je ponce, je colle, je métamorphose. Soit au hasard, soit en cherchant. Si en passant devant des poubelles je vois quelque chose qui me me parle, hop ! j’embarque. Je suis attachée aux vieux objets, ceux qui ont traversé le temps , qui portent une histoire. Et puis c’est tellement mieux que de se fournir dans les centres commerciaux. Arrêtons de consommer autant.

Il y a quand même des questions à se poser sur notre environnement. Je vais revenir à mon métier en centre hospitalier, mais il y a, ces dernières années, une augmentation notable des leucémies chez les enfants ainsi que d’autres pathologies. Le nombre de très petites filles pré-pubères et d’opérations d’enfants pas identifiés sexuellement à la naissance aussi est en nette augmentationC’est un peu perturbant non ? On ne peut s’empêcher de faire le lien avec l’alimentation, les produits chimiques, les pertubateurs endocriniens…

BDNV: -Il y a de quoi se posait des questions sur nos modes de fonctionnement dans nos sociétés dites modernes, tu as raison.. Malgré ça tu continues de transmettre la joie, la couleur que se soit dans ton métier ou dans tes créations. Une artiste généreuse au sens profond du terme.

Sylvia: -Bien sur c’est important de rester dans le rire ou le sourire même si ce n’est pas toujours évident. Un enfant est un enfant jusqu’au bout et la vie est là jusqu’à la dernière seconde. Les témoignages, les courriers de remerciements des enfants, des familles nous donnent aussi la force de poursuivre.

Il faut dire aussi qu’en contre partie de plus en plus de pathologies se soignent, on guérit plus qu’avant. Et lorsque je suis un peu débordée par tout ça et bien je plante des fleurs, je coue, je bricole, je colle, je ponce, je décore, je transforme, je recycle.

BDNV:-Bravo et chapeau bas Sylvia. 

L’échange avec Sylvia est un instant rare, pudique, parfois le silence s’impose, on laisse passer l’instant. Une incursion, dans le monde des enfants hospitalisés par l’entrée des artistes tout en finesse et en sensibilité malgré les nez rouges et les grandes savates !

Merci Sylvia pour les enfants et leur famille et pour Bio dans nos vies. Belle route à Carabistouille et à tes partenaires Robinet et Bidouille.

Erika DCR pour Bio dans nos vies

Pour soutenir l’action des associations Indigo ou Théodora vous pouvez faire un don.

Association Indigo , 57Avenue la Californie, Fondation Lenval 06200 NICE                                                                     Tél : 04 92 03 92 68  associationindigo@wanadoo.fr

Association Théodora, 24 Rue Saint Charles  75015 Paris                                                                                                 Tél: 01.45.79.00.14  contact.france@theodora.org

https://fr.theodora.org/fr

Zoom sur Michel Andréo, Artiste Photographe

 
                       Zoom sur Michel Andréo, Artiste Photographe 
 
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Michel Andréo, exilé de l’autre côté de l’Atlantique depuis longtemps est revenu pour quelques jours de vacances sur la « French riviera ». Ce fut l’occasion idéale de le questionner sur sa vision du monde. L’oeil collé à l’objectif, sa passion chevillée au corps et le coeur ouvert, il a gardé intact son enthousiasme d’enfant malgré son parcours incroyable dans ce monde parfois impitoyable de la photographie. Pour lui, la photo est la vie et ce qu’il aime, c’est transmettre des émotions … Et nous, on les reçoit 🙂
BIO DANS NOS VIES : Paris, Los Angeles, New York …. Originaire de Nice, ta vie t’a entrainé aux USA, raconte-nous pourquoi et comment tu as atterri là-bas?
 
Michel ANDREO :
Dès ma naissance, ma famille a beaucoup voyagé, Maroc, Espagne, sud de la France.
De plus, nous n’avions pas de racines dites « françaises », pas de maison familiale ; nous étions simplement des immigrants. 
Je me suis toujours senti un peu déraciné, surtout à Paris.
Quand j’ai commencé la photo à Paris en tant qu’assistant de photographes de mode et de pub, j ‘ai très rapidement beaucoup voyagé ; les budgets le permettaient. Du coup, la découverte des villes et des pays est devenue une aventure en soi en plus de l’apprentissage de la photo.
Dans cette aventure photographique, j’ai travaillé en tant que premier assistant avec 2 photographes qui m’ont appris l’essentiel.
Le premier en France est Jean-Baptiste Mondino ; il m’a fait découvrir la créativité à
l’état pur, le monde de la musique et des films publicitaires (quand celui-ci avait un peu de « Groove » ). Il m’a appris le travail précis, rapide efficace et pro, j’ai beaucoup donné et j’ai beaucoup appris. C était magnifique et cela m’a fait rencontré mes meilleurs potes ! 

J’ai fait mes premiers voyages aux USA, j ai été aussitôt emballé par ce jeune et immense pays,  peuplé d’émigrants du monde entier, par l’esprit positif qu’avaient les équipes de photo locales de l’époque ( il y a 25 ans… )
 Et quand j’ai découvert New York, j ai eu un coup de foudre ! Je suis tombé amoureux de la ville, de son énergie,  de son mirage, de ses habitants du monde entier cherchant le rêve américain. J’étais fasciné de marcher dans les quartiers que je n’avais vus qu’au cinéma et à la télé. C’était un peu un rêve de gosse et j’ai ressenti un étrange sentiment d’appartenance ; je m’y sentais vraiment mieux qu’à Paris. 

Aux Etats-Unis, ma plus belle aventure a été d’assister Annie Leibovitz une photographe légendaire, intense, travailleuse ( pas très aimée en France ).
Je n’ai jamais autant travaillé de ma vie à un niveau aussi exceptionnel de stress,  responsabilités et professionnalisme avec une équipe d’assistants phénoménale, soudée
.
leibovitz-women-photographs-by-annie-leibovitz-essay-by-susan-sontag-livre-998626162_MLJ’ai participé à son livre de portraits sur la femme américaine ”Woman“ fait en collaboration avec l’intellectuelle américaine Susan Sontag. VISA DOCUMENTS 2 

                     

 

 

 

 

 

Photo de l’équipe technique, Michel, Annie Leibovitz, Hilary Clinton.

De Hilary Clinton à la Maison Blanche, à une commandante de navette spatiale, aux prostituées de rue, ce livre présente « La femme », comme sujet central, un éventail large et réaliste de la société américaine. Cette aventure magnifique et souvent émouvante m’a donné un point de vue très différent de l’Amérique et beaucoup d’humilité.

 
 J ‘ai vécu 17 ans de Manhattan à Brooklyn. Il y a 2 ans, j’ai déménagé à Los Angeles, mettant fin ainsi à une aventure magnifique, émouvante, brutale, excessive, qui m’a fait devenir un homme. New York, qui m’a souvent fait mettre genoux à terre,  m’a aussi relevé et reste dans mon coeur comme une superbe étape de ma vie. Maintenant à Los Angeles, je suis revenu à un style de vie que j’avais dans le sud de la France plus tourné vers la mer et la nature.
 
 
 
BIO DANS NOS VIES : J’ai remarqué que tes photos montrent des sportifs, des femmes et des hommes toujours dans le mouvement et assez souvent, des clichés noirs et blancs «healthy» comme tu aimes à le souligner… Essaies-tu de faire passer des messages autour de la santé ?COURTNEY_BEACH_041 2
 
Michel ANDREO :
Oui, mais pas de façon ultra militante ! J’ai toujours aimé le sport dans son ensemble, j’aime simplement les athlètes, les sportifs, mais aussi les gens de tous les jours qui essaient de prendre conscience de leur santé donc de leur corps et du bienfait du mouvement.
Malgré une information accessible à tous ( il faut en faire le tri aussi) cela reste difficile pour les gens de réaliser qu’ils ont en partie le contrôle de leur corps par l’alimentation et le mouvement et, sans être scientifique, il me semble qu’être dehors dans la nature et en mouvement apporte un équilibre essentiel pour aborder la vie… 
Je photographie donc ce que j’aime et si cela motive ne serait-ce qu’ une personne, c’est déjà ça !Will_2016_Shot_03_0070
 
 
 
BIO DANS NOS VIES : Penses-tu que le regard d’un photographe peut changer notre vision du monde?
 
Michel ANDREO :
Bien sûr! Certaines images de photos journalisme ont marqué des époques et réveillent les consciences. 
En ce qui concerne la pub et la mode de sport, cela peut motiver ou faire rêver. Malgré la surabondance d’informations, quelques images interpellent vraiment. Encore aujourd’hui, les campagnes de publicité en avance sur leur temps et assez controversées comme celle de Benetton dans les années 80, sont totalement d’actualité !
 
 
BIO DANS NOS VIES : Fais-tu des démarches éthiques, des achats solidaires, des actions dans des associations ou en solitaire ? »
 
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Michel ANDREO :
Dès que je peux mais pas assez… J‘ai une conscience quotidienne de ce que  je consomme, des déchets que je génère, de l’impact de mon comportement, de l’utilisation de l’eau, et de tous ces petits gestes quotidiens qui sont importants. J‘essaie donc de comprendre, de m’informer et d’améliorer mes actions quotidiennes. Mon action est plutot solitaire mais j’aimerais m’engager plus sérieusement. 
Sur le plan santé, à mon âge (52 ans), mes efforts sont centrés sur la réduction du sucre après 10 h du matin et une réduction des portions. Je ne fume pas, je n’ai jamais fumé -une chance- et je bois très peu ! Je ne mange pratiquement jamais de « processed foods » et ne bois aucune boisson sucrée, hormis un « cortado » le matin. (ndlr, le « cortado » est une spécialité populaire dans les pays hispanophones. C’est une tasse d’expresso « coupée » avec une légère touche de lait). Je choisis des aliments et des plats les plus simples avec des ingrédients naturels, très clairement énoncés.
J’ai complètement dérogé aux habitudes européennes comme manger des repas lourds le soir ! Je mange tôt, vers 19h et très léger.
Bien sûr, je pratique plusieurs sports, je cours très régulièrement, je fais du vélo, je nage et joue au tennis. J’essaie de bouger tous les jours, même pour une marche. Rien
n’égale la mer, les sports et les marches au bord de mer.
Ici à Los Angeles, quand la vie est compliquée, en fin de journée : direction la mer !!!
 
 
BIO DANS NOS VIES : Est-il possible d’être écolo-responsable lorsqu’on est photographe ( papier, encres )?
 
Michel ANDREO :
La photo n’est pas écologique et a toujours utilisé des produits chimiques pour les développements et les tirages ( c ‘était la base de la photo )
On peut tout garder en digital sur un écran, mais c’est moins intéressant qu’ un beau tirage! Maintenant cela se fait sur des imprimantes à jets d’encre qui sont encore moins écologiques. Elles deviennent même très désuètes après 2 ou 3 ans de mise sur le marché. Certains appareils sont désuets après 18 mois seulement ; malgré les efforts “verts“ des fabricants, cela reste tres polluant en général. Article du Nouvel Economiste
 
 
BIO DANS NOS VIES : Homme d’image, si tu devais faire une campagne de sensibilisation sur le sujet du respect de la planète qui pourrait faire avancer la prise de conscience, quelle photo ferais-tu ?
 
Michel Andréo :
Elles sont déjà faites!!! Quelques photographes, certains militants ont abordé le sujet avec maestria et le font toujours en publiant des images de la destruction de la planète. Je ferais comme eux. Je trouverai des sujets sur
l’inconscience de l’homme vis à vis de la planète. Malheureusement, les sujets sont nombreux.
 
 
 
BRIT_SHOT_01_0759BIO DANS NOS VIES : un petit mot pour notre site ?
 
Vos sujets traitant de l’information, de l’alimentation et de la santé sont essentiels et nécessaires. 
Toutes actions qui contribuent à aller dans le bon sens est primordial,
j’aime aussi votre vision locale ; finalement les actions efficaces commencent souvent par le local ! 
 
 
 
Michel Andreo Photographer
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BIO DANS NOS VIES : retrouvez l’univers de Michel sur son site www.michelandreo.com

Page Facebook970869_1382577955288636_1977049055_n

merci Michel, bonne route, bonne chance!

Avril 2017 / Pascale. S pour www.biodansnosvies.fr

L’écolo-attitude de Noëlle Perna

super-mado-light2Aujourd’hui, il n’est plus utile de présenter Noëlle Perna alias « Mado la Niçoise ». Depuis des années le succés de ses shows a largement dépassé les frontières de Nice et de la région sud-est! Enfant timide et complexée c’est, devenue jeune adulte, en faisant le spectacle dans le bar de ses parents au cœur du vieux Nice, dont elle prend les rênes à 21 ans qu’elle donne, partage, échange et fait rire.

« Etre artiste n’était pas un rêve, j’ai juste suivi mon instinct » dit-elle de son parcours. Inspirée par une cliente de son bar le personnage de Mado va voir le jour et entraînera Noëlle sur les chemins du monde du spectacle et du succès régional et par la suite national. Chez Noëlle rien n’est vraiment calculé, tout est en marche par instinct, oui c’est sûr, mais par générosité aussi… Et qui dit générosité dit attention aux autres et aux choses. Sensible, donc, au monde et aux gens Noëlle n’est pas une écolo de la dernière heure !

Autour d’un délicieux tajine végétarien et d’un gâteau aux pommes sans gluten du restaurant « l’Argane Bio » à Nice, elle a livré son « écolo-attitude (conviction) » à « Bio dans nos vies » avec cœur, profondeur et enthousiasme. Un moment qui fait du bien !

 

-Bonjour Noëlle et merci d’accorder de ton temps à « Bio dans nos vies » en pleine tournée du spectacle « Super Mado ». Une tournée nationale qui va durer jusqu’en janvier 2018 en passant par Paris aux « Folies Bergères » du 15 décembre 2016 au 9 janvier 2017.

-Bonjour Bio dans nos vies, merci à vous.

-Aujourd’hui au-delà de Mado, c’est Noëlle que nous venons rencontrer pour parler un peunoelle-perna-y75a protection de l’environnement avec toi. Quelle est sa place dans ta vie ?

-Le respect de l’environnement tient une grande place dans ma vie, depuis longtemps. Et je crois beaucoup aux petits gestes du quotidien que chacun peut faire pour faire avancer les choses.

-Quel genre de gestes ?

-Des choses simples comme économiser l’énergie, l’electricité, penser à ne pas laisser couler l’eau inutilement, ne pas utiliser des produits nettoyants qui polluent, manger le plus possible bio et local, ne pas gaspiller, limiter les déplacements en vehicules motorisés. Dans Nice, je me déplace à vélo… Il existe une multitude d’autres gestes dans nos activités et dans tous les domaines. Je suis convaincue que nous, consommateurs, avons le pouvoir. Il faut juste que les gens le perçoivent. Nous pouvons nous réaproprier ce pouvoir jour après jour en faisant des choix qui vont dans le bon sens. Chacun à son niveau. On peut par exemple boycotter les grandes enseignes pour se tourner vers du local, du recyclé, de la récup.

-Depuis quand as-tu cette conscience ?

-A l’âge de 24 ans, j’ai commencé à manger bio. Grace à un ami qui mangeait macrobiotique. J’ai senti qu’il y avait là, quelque chose d’essentiel dans la construction de l’être. Et rapidement, j’en ai ressenti les effets. Changer d’alimentation changeait ma perception de la vie et changeait mon énergie. Cela m’a ouvert des voix considérables, celle du yoga, de la sophrologie, de la thérapie. Et petit à petit, la prise de conscience de qui j’étais vraiment s’est mise en route. Le boudhisme m’a beaucoup apporté aussi. Je suis devenue boudhiste il y a longtemps. A l’époque peu de monde s’intéressait au bouddhisme. Je ne le disais pas trop sinon les gens me prennaient pour une folle (rire). Aujourd’hui, c’est bien différent.

Mais pour revenir à l’alimention, j’ai par exemple eu une période très sucre et je me sentais à ce moment là très dispersée. Lorsque j’ai changé mon alimentation et que j’ai ralenti le sucre, je me suis sentie beaucoup plus ancrée, rassemblée. L’alimentation est la base. Avant j’avais un grain, maintenant je le mange le grain et ça va super bien ! (rire 😀 ) « On devient ce que l’on mange ».

Plus tard est venue la préoccupation pour l’environnement dans son ensemble et l’évidence que tout est lié. Les changements individuels amènent les changements généraux. Une fois le procéssus enclenché, il y a vraiment des choses que l’on ne peut plus faire comme avant. Et si le phénomène est multiplié par plusieurs personnes cela a forcément un impact sur l’ensemble. Le respect de soi-même amène au respect des autres et de l’environnement.noelle-1

-Le changement d’habitude alimentaire est donc un point de départ déterminant de ton parcours de femme et d’artiste?

-Oui, tout marche ensemble. Le corps, l’esprit. Grâce à ça, j’ai compris qui j’étais. Je suis d’une génération dont les parents n’étaient pas préoccupés par la psychologie de l’enfant. Du coup, ce n’est pas simple de se construire. C’est du boulot pour se trouver. Et bien s’alimenter ça aide, vraiment!

-Comment te fournis-tu en bio ?

-Le plus possible en local. Pour les fruits et légumes je me fournis essentiellement chez « Miss pot au feu » qui livre des paniers des produits locaux et bio à Nice en point relais ou à domicile. Je mange aussi sans gluten.

-Ah oui! Pourquoi ?

-J’ai commencé à manger sans gluten il y a 6 ans pour ne pas trop grossir, pour éviter de gonfler. (rire) Au bout de quelques temps j’ai constaté que les allergies que je me traînais depuis toujours et qui restaient sans solution, avaient disparues, alors j’ai continué 😉

-Penses-tu que le bio soit accessible à tous ?

-Oui, pas à 100% peut être, mais on peut aujourd’hui acheter bio à plus petit prix qu’avant. On peut aussi diminuer sa consomation de viande, on peut supprimer tout les plats préparés, les produits transformés qui coûtent chers et utiliser cet argent pour acheter mieux. On peut aussi ne choisir que certains produits en bio. Il y a des solutions. En ville, par exemple, certaines chaines font des ventes de légumes bio à prix coutant 1 fois par semaine.

-As tu le sentiment que les artistes peuvent faire passer un message?

img_0468-Oui complètement. Un artiste parle au cœur des gens directement. Lorsque je suis sur scène, je communique avec les autres avec joie en tant qu’artiste mais en tant que citoyenne aussi. Là aussi nous sommes dans un grand tout.

Dans mon petit « Thêatre des oiseaux » à Nice, que je tiens et finance, se produisent de jeunes artistes du coin. Je promotionne le local (rire) Je me fais plaisir à écrire des pièces comme Vieux Nice. com, à les mettre en scène mais en même temps c’est un échange et je partage mon expérience avec ces jeunes comédiens et financièrement c’est un vrai engagement, un vrai choix. Au Théâtre National de Nice actuellement, Irina Brook fait un travail formidable à ce sujet avec le festival éco-théatral « Réveillons-nous » et sa dernière mise en scène de la pièce « Point d’interrogation » de Stefano Massini. Une pièce que j’ai trouvée percutante et qui pose des questions sur ce que sera le monde de demain tant sur le plan climatique que humain. Une pièce qui fait réflechir le spectacteur.

-As tu d’autres engagements ?

-Oui, avec « Médecins du Monde », « La ligue contre le cancer » dont je suis marraine et je suis également marraine de 2 enfants de l’association « Prendre un enfant par la main »

-As tu une astuce du quotidien à nous donner pour tendre vers le respect de l’environnement ?

-Oui, j’ai un truc pour le repassage sans fer à repasser électrique. Je plie bien mon linge et je m’assoie dessus. Il y a du linge plié sur les fauteuils ou les chaises de la maison et avec la chaleur des fesses ça le défroisse. (rires  😀 ) Quand il y a des amis à la maison, tout le monde repasse (rires 😀 ).

-Pas banale ton astuce Noëlle ! (rires 😀 ) Merci !!! Quels sont tes projets, tes envies pour demain ?

-J’ai des projets toujours dans le spectacle bien sûr et un rêve : avoir un restaurant bio ! Pour échanger, accueillir et nourrir ! Oui nourrir bien.

Dans nourrir, il y a NOUS et RIRE. Voilà qui résume bien les échanges avec Noëlle. Une discution teintée de couleurs vives, de tons pastels et doux que « Bio dans nos vies » vous offre avec bonheur pour bien démarrer l’année !    🙂  

Bravo Noëlle et encore merci !

Janvier 2017 / Erika DCR pour www.biodansnosvies.fr

Ecolo-attitude de Cécile « 46-bikini-christy »

 

ECOLO-ATTITUDE …

Cécile Christy, la créatrice de 46 BIKINI CHRISTY 🙂

 

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Avec sa silhouette gracieuse, ses yeux grands ouverts, sa bouche rouge passion, son accent espagnol à croquer, et sa façon de voir la vie en couleurs, la belle ardente Cécile Christy pourrait être une héroïne de cinéma. Elle est tellement artiste. Elle a d’abord été une danseuse exceptionnelle et reconnue. Styliste et créatrice dans l’âme, elle se nourrit de liberté, de soleil et  suit ses envies coûte que coûte. Effervescente dans le plus beau sens du terme, elle entraîne dans son sillage, les artistes, danseurs, comédiens, chanteurs, photographes et amoureux de la mode.

cecile
cache_53318682-jpgAprès avoir travaillé pour Karl Lagerfeld Van Cleef and Arpels, elle a décidé avec bonheur de lancer sa propre marque 46 BIKINI CHRISTY.

15193625_921712407960171_8376022864121980824_nEn cette période de Noël, nous avons trouvé quelques bijoux et accessoires qui pourraient vous plaire. Ils sont créés artisanalement à Paris. Façonnés en tissage de perles très régulières et précieuses, ses perles uniques sont faites à la main, les apprêts sont en argent 925. Les couleurs sont un fascinant dialogue entre les saisons.

 

cache_42788717A force de travail et de persévérance, voilà la Collection, « TOTEM Collection » qui fait référence au symbolisme d’un être mythique, vénéré comme une divinité. Lignes épurées, la simplicité s’impose comme le mythique chic parisien.

La presse en parle …

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Cette collection est pensée et réalisée avec amour. Alors, encore une fois, offrez les créations des artistes, surtout si comme 46 BIKINI CHRISTY, ils fabriquent en France.

 

 

 

 

 

 

 

ECOLO-ATTITUDE :

BDNV : Respectueuse de l’environnement, tu choisis des matériaux nobles pour créer tes bijoux …
C.C : Oui ! Tout mon travail est fait main, les dessins créatifs d’abord,  les tissages,  même les perles qui sont de tradition japonaise sont faites, cuites et peintes à la main une à une.  je n’ aime travailler qu’avec des matériaux nobles justement pour leur longévité.
15192621_10154127481419205_9016965870924639551_nJe désteste l’esprit « on use et on jette », la planète n’a pas besoin de cela.
Les gens doivent comprendre qu’un produit fait main qui nécessite environ 8 heures de travail sur une seule pièce n’a pas la même valeur que le bijou d’une multinationale, made in China, fabriqué par millions d’exemplaires…  

BDNV
: Quelle place à la nature dans ta vie ?
C.C. : La plus belle chose que nous avons est la NATURE, comment ne pas la respecter?
En tant que designer, la source la plus inspirante pour la création est absolument la nature. Moi j’aime profondément les couleurs…  Jamais un mariage de couleurs de la nature ne sera de mauvais goût !
La nature est ma plus grande source d’apaisement mais comme je vis à Paris, cela n est pas toujours facile, donc je fais environ 2 cours par semaine de méditation chez Nanashi un resto Parisien bio. 
balletBDNV : Peut-on parler aussi de ton parcours de danseuse?
C.C : Oui, je suis en train de passer mon diplôme d’état justement pour enseigner la danse classique, ici où à l’étranger parce que j’ai envie de m’approcher de la mer.
Ma plus belle expérience comme danseuse s’est passée sur la scène du Palais Garnier, en solo. Puis un cours à l’Opéra de Nancy où Noureev était à la barre derrière moi…
Son regard était tellement hypnotique…
« Ma » danse, je la dois à ma maman* (partenaire de Maurice Béjart), la plus grande pédagogue jamais connue. Elle apprend la passion, la discipline de vie et le respect, c’est bio ça 🙂 
BDNV : Quelles sont tes habitudes : achats, démarches éthiques, astuces à partager ?
C.C. : 90% des produits que j’achète pour la nourriture sont bios.
Je prefére la qualité à la quantité, j’ai changé ma façon de manger grâce à l’information et au travail que des personnes nobles comme vous, faites.
Tant de vidéos insupportables montrent la maltraitance animale, c’est intolérable.  
Ma démarche éthique est l’éducation : cela semble banal mais dans une grande ville comme Paris, très peu de personnes ont une démarche altruiste, à l’écoute de l’autre.
Et puis j’adore boire du thé, j’apporte partout avec moi, mon « mug » en céramique comme les New-Yorkaises, réutilisable à l’infini !
BDNV : Peux-tu nous parler d’une association qui te tient à coeur ?unknown
 C.C. : En face de chez moi, il y a une antenne de la Croix Rouge, tenue par des bénévoles ; je donne tous les vêtements que ne je porte plus, pourtant je les adore mais je me sens oppressée par la quantité de choses que je possède ( plus de 500 livres d’art, mes dessins ….).
On peut tous faire des dons, c’est important. Redistribuer, c’est offrir une chance!
Cette anecdote est réelle :
Maurice Béjart à la fin de sa vie a donné toutes ses affaires pour monter une tente dans son salon en Suisse et dormir juste dans sa tente!  Cela en dit long…
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Merci Cécile, bonne chance pour tes projets et bravo pour cette collection que nous adorons à Biodansnosvies.fr
Pascale. S

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Ecolo-attitude de Valérie CUPILLARD, créatrice culinaire

                                                                          ECOLO-ATTITUDE de Valérie Cupillard                                               517v9prvtql-_ux250_

 
Valérie Cupillard est créatrice culinaire, auteur de nombreux livres de cuisine, et consultante en cuisine bio.  « Sans gluten naturellement  » son 1er livre paru en 2002, le premier sur le sujet est préfacé par le Dr Seignalet, une référence…. 
Artiste du quotidien, gourmande et passionnée, elle a beaucoup d’imagination pour faire de nos repas de vraies fêtes ! Les intolérants au gluten, aux oeufs, au soja, au lactose se régalent aussi car les assiettes de Valérie sont des explosions de couleurs et de saveurs, faciles à réaliser. Grâce à ses nombreux livres, vous retrouvez le plaisir de préparer des repas pour toute la famille, équilibrés, sains, joyeux.

 

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couvagBIO DANS NOS VIES :
Nous avons toujours suivi votre actualité, sommes parmi vos premières « fans », car votre vision de la cuisine nous intéresse particulièrement.
Précurseur des livres de cuisine qui proposent des recettes sans gluten, sans lait mais 100% gourmandes, vous avez révolutionné les repas de  nombreuses familles !!!
                                       Parlez-nous de vous…. D’ou vient ce talent de créatrice ?
 
 
 

Valérie Cupillard : Quand je me suis mise à noter mes recettes, il y a plus de 25 ans, je ne savais pas que j’étais en train d’écrire ma future carte de visite ! Les choses sont venues naturellement…

J’ai toujours aimé cuisiner. Je peux me remémorer facilement les souvenirs d’enfance liés aux cueillettes dans le potager de mon père, aux fruits, aux légumes, à la cuisine familiale… J’ai été entourée de femmes qui cuisinaient et comme ma mère et mes grand-mères m’ont toujours laissé ajouter mon grain de sel, la cuisine est naturellement devenue mon terrain de jeux. Elles cuisinaient pour leurs proches avec beaucoup d’amour et avaient chacune leurs spécialités, elles n’utilisaient pas de livres et connaissaient leurs recettes par cœur. Toute petite, j’aimais déjà être spectatrice de leur expérience en cuisine, sans peser, sans calculer, elles savaient d’avance le résultat. C’est cette partie « magique » qui m’a séduit dans la cuisine, il y avait non seulement des « formules » avec la liste des ingrédients, mais aussi des choses plus subtiles à développer : de l’intuition, du ressenti. Mon plus grand plaisir était de composer avec les ingrédients du placard et de passer un après-midi complètement plongée dans la cuisine, j’ai toujours conservé cette façon de procéder. Pour garder l’envie de créer intacte, j’ai besoin de rester dans ma bulle pour suivre le fil de mon inspiration.

Ayant vécu dans l’Océan Indien, j’ai conservé de cette enfance sous les tropiques le goût pour les fruits cueillis à maturité, pour la chaleur qui exacerbe les parfums et un attrait pour les choses naturellement simples. Mes parents m’ont aussi transmis le plaisir de faire soi-même ce qui m’a amené à développer une vraie passion pour l’expérimentation en cuisine !

Tout a commencé grâce à un potager bio… créé par mon mari quand nous avions une vingtaine d’années. C’est d’abord grâce aux saveurs des variétés anciennes de légumes et fruits du jardin que j’ai commencé à écrire mes recettes. J’ai ensuite découvert les purées d’oléagineux, les laits végétaux, les céréales sous toutes leurs formes, le tofu… C’était un champ d’exploration passionnant au niveau des textures et des saveurs. Faire le lien entre l’alimentation et la santé a toujours été mon fil conducteur pour créer chacune de mes recettes, c’est également un tremplin à la créativité.

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BIO DANS NOS VIES :
A celles et ceux qui pensent que manger sain, végétarien, ou sans lait, sans oeuf ou sans gluten est d’une tristesse folle,  que diriez-vous? 
 

Valérie Cupillard : Que c’est plutôt une joyeuse aventure gustative ! Manger autrement c’est comme partir en voyage ou emprunter une nouvelle route, faire des rencontres et vivre des expériences… Contrairement à ce que l’on pourrait penser c’est une cuisine de la liberté retrouvée car elle nous fait découvrir de nouveaux horizons culinaires en sortant des sentiers battus. Pour moi, manger sain, c’est manger bio en adoptant une cuisine qui respecte le rythme des saisons et celui de l’organisme. Ce sont les légumes et fruits du moment qui dictent les recettes et non l’inverse. En cuisine bio, les aliments sont peu transformés, les cuissons sont douces et je tiens compte des préconisations de santé pour que tous les nutriments nécessaires à un bon équilibre soient présents dans l’alimentation. Je favorise les protéines végétales parce qu’elles participent à une certaine cohérence écologique, de même que les circuits courts et les récoltes locales. La cuisine bio n’est pas forcément végétarienne pour tout le monde mais les raisons qui dictent ce choix alimentaire sont souvent proches des préoccupations du « consomm’acteur » bio. Cuisiner végétarien, sans lait, sans œufs ou sans gluten est très stimulant parce qu’il existe de nombreuses alternatives. Je prends un exemple : Avec ma mousse au chocolat sans œufs créé il y a 15 ans avec du tofu soyeux, je pensais avoir trouvé LA recette végétale idéale, plus récemment j’ai pensé à utiliser un flan à l’agar-agar pour remplacer le tofu soyeux et j’ai obtenu une recette de mousse encore plus aérienne. Et cela tout simplement parce qu’après avoir réussi à proposer une solution à ceux qui recherchaient une recette sans œufs, j’ai eu la même demande mais pour des lecteurs allergiques au soja… Ceci pour dire que le monde végétal réserve toujours des surprises, il est plein de ressources et quand on plonge dans cette cuisine, remplacer un ingrédient par un autre est loin d’être restrictif, bien au contraire !!
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BIO DANS NOS VIES :
Cette fois-ci, nous ne vous poserons pas la question sur vos habitudes alimentaires car tout est écrit dans vos livres !!!capture-decran-2016-09-14-a-11-56-42

Mais, avez-vous une façon bien à vous de marquer votre respect de la nature? Achats solidaires, démarches éthiques, associations ?

 

 

Valérie Cupillard : Si la cuisine est mon métier, tout est lié, au quotidien, j’utilise des produits bio pour la maison, le jardin, les produits de beauté, le linge de maison… Je suis attentive aux nouvelles initiatives, aux petites marques, aux artisans créateurs qui sont dans cette démarche éthique, solidaire… et autant que je peux je privilégie ce type d’achats. Je fais aussi moi-même des produits simples pour l’entretien de la maison (parfum d’atmosphère, assainissant pour le frigo…), pour la beauté ou la santé. J’utilise ainsi des huiles essentielles, de l’argile, des huiles végétales, du vinaigre, du bicarbonate…

Je fais partie du comité de soutien de l’association Bio Consommacteurs et je suis marraine de l’opération « La bio en restauration collective » www.bioconsomacteurs.org 

Je suis également partenaire de « Ma Terre » à Aix en Provence qui œuvre pour approvisionner les cantines scolaires de la région PACA en légumes & fruits bio et locaux www.materre.net

BIO DANS NOS VIES :

Les cantines bio, quel beau et vaste sujet tourné vers l’avenir n’est-ce pas ?

Valérie Cupillard : La mise en place de menus bio en restauration collective est le résultat d’un vrai travail d’équipe : entre le référencement et la sélection des produits, l’élaboration des recettes et la communication sur les menus auprès du public, toutes les énergies sont mobilisées. A tous les étages, à tous les niveaux, chacun va mettre son petit grain de sel pour que la sauce prenne !

Quand j’accompagne une telle offre, elle passe toujours en premier lieu par la transmission aux chefs de cuisine de mon expérience sur les ingrédients bio et sur les principes d’une alimentation qui allie plaisir et santé (moins de sucre, moins de gras…). Ces bases permettent à chacun de découvrir et de s’approprier de nouveaux gestes pour cuisiner autrement.

Les recettes que je propose en restauration collective restent fidèles à mes choix en matière de nutrition bio : utilisation de laits végétaux, de beurres d’oléagineux, de légumes secs, de céréales variées et farines complètes, de fruits et légumes de saison… Mon but est aussi de mettre en avant ce qui est généralement moins développé en conventionnel : je travaille le végétal sous toutes ses formes pour donner une image ludique et séduisante aux légumes et fruits de saison, j’utilise toutes les sources de protéines végétales. C’est une démarche pour ouvrir l’univers culinaire, pour montrer qu’il y a de la variété et des ressources savoureuses. C’est bio et bon – pour soi et pour la Terre !

J’ai ainsi accompagné la société Multi Restauration Services (http://www.mrs.fr/document/dans_nos_restaurants/vitamines_et_vitalite ) en assurant à la fois la formation du personnel en cuisine et l’élaboration de fiches recettes bio. J’ai composé un menu de saison chaque jour différent qui est cuisiné par les Chefs MRS et leurs équipes, il est proposé aux convives de 120 restaurants d’entreprise de la région parisienne. Lorsque je compose ces menus, je tiens compte du nombre d’opérations nécessaires pour obtenir une certaine harmonie : je prévois une entrée plus rapide à réaliser si le dessert est un peu plus élaboré et je fais attention aux temps de préparation ou d’épluchage.

Ces menus me permettent de sensibiliser les convives à la saisonnalité, peu habitués à cet aspect, ils sont ainsi très surpris au début de découvrir des saveurs nouvelles en explorant par exemple la variété des courges en hiver.

Proposer un menu bio instaure un autre dialogue entre les cuisiniers et leurs convives. Ces derniers posent des questions sur les ingrédients, sur les variétés anciennes, s’intéressent au bio, aux recettes… Cette initiative est saluée par le public qui apprécie de pouvoir échanger avec ceux qui ont cuisiné pour eux des petits plats sains et goûteux.

La proposition de menus bio est propice à la communication et ouvre aussi une porte vers d’autres sujets (les moyens mis en œuvre sur le site pour les économies d’énergie, pour la protection de l’environnement…) via des expositions, des animations, la présentation des producteurs locaux…

La cuisine bio possède de formidables atouts pour recréer du lien et ramener à l’essentiel. C’est une aventure humaine passionnante qui redonne du sens à la cuisine en collectivité.

 

BIO DANS NOS VIES :

En tenant compte des préoccupations économiques et financières, comment développer la cuisine bio en collectivité? Peut-on réellement manger bio sans dépenser plus?

Valérie Cupillard : Pour concilier plaisir gustatif, qualité bio et budget économique, je conseille de composer les menus en fonction de l’offre de saison du marché bio. En choisissant les fruits et légumes les plus abordables du moment, on pose ainsi les bases d’une autre cuisine.

On peut ainsi sélectionner plusieurs légumes du moment, à condition qu’ils soient complémentaires tant au niveau couleurs que saveurs. En les déclinant sous diverses formes, ils permettront des recettes végétales et économiques :

– pour un duo estival courgette / tomate en vert et rouge : carpaccio de courgettes crues et sauce à la menthe, velouté de tomates à la badiane, tarte aux courgettes et riz pilaf à la tomate et au curcuma…

– pour l’hiver, un duo orange / pourpre : mousse de betterave en verrine et potimarron cru râpé, mousseline de potimarron au zeste d’orange et spaghettis au coulis de betterave…

En complétant avec des céréales (graine entière, boulgour, semoule, farine, flocons, pâtes…), et des légumineuses (grain entier, flocons, farine) utilisées sous toutes leurs formes on reste sur un budget très raisonnable et on privilégie les protéines végétales en associant ainsi céréales et légumineuses. On ne pense pas assez aux ressources des lentilles (blondes, corail, vertes, noires… !), des pois chiches, des pois cassés…. Ils se déclinent dans de multiples recettes et s’associent avec des céréales variées (il n’y a pas que les pâtes et le riz !). On peut les acheter dans des formats économiques et ils se conservent très bien

 BIO DANS NOS VIES :
 Un petit mot pour notre site ?
 

Valérie Cupillard : Un grand merci pour votre confiance de la première heure ! Félicitations pour votre site qui montre l’art de vivre en harmonie sous différentes facettes en transmettant une image joyeuse des sujets fondamentaux.

 

BIO DANS NOS VIES : Nous vous remercions d’avoir accepté notre invitation sur la page www.biodansnosvies.fr  🙂

Valérie Cupillard, Créatrice culinaire primée aux Gourmand World Cookbook Awards, Auteur de 40 livres de cuisine bio dont certains sont traduits en plusieurs langues, Valérie Cupillard cuisine les produits de l’agriculture biologique depuis 25 ans et partage avec enthousiasme sa passion.

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 P. S pour www.biodansnosvies.fr  / Octobre 2016/
 
 
 
 
 
 
 

Ecolo-attitude de Sako, auteur compositeur interprète rappeur

  

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Bonne nouvelle,

dès le 21 novembre 2016, le livre évènement de SAKO disponible en pré-commande paraît aux éditions Ramsay. « Quoi qu’il arrive » nous ouvrira les portes sur le rap de ces 30 dernières années. Tout sur son parcours, ses rencontres, ses réflexions, ses pauses et les histoires des chansons, hymnes de toute une génération :). En bonus, 3 inédits, et 45 minutes de musique !

 

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Ecoutez ce titre et vous verrez en quelques minutes la vie de Sako défiler. Tout est dit. Il parle de lui, mais il parle de nous aussi… Dans notre tête, ce refrain qui cogne « On n’a qu’une vie, on n’a, on n’a qu’une vie, et c’est toi seul qui en fixes les limites »…

 

Unknown-1Avec l’explosion du titre « Maudits soient les yeux fermés », bande originale du film taxi1« Taxi » qui passe sur toutes les ondes en 1998, Sako et son groupe « Chiens de paille »hqdefault entrent par la grande porte du rap français. C’est sa plume qui va le démarquer des autres artistes du genre. Si sa musique est travaillée, produite, intemporelle, remplie de thèmes mélodieux et entêtants, elle fait une belle place à ses textes graves et profonds, photographies de notre époque. Ils nous giflent ou nous touchent en plein coeur, jeunes ou vieux, amoureux du rap ou pas. Un jour, j’ai plongé 🙂

A écouter :  la Cover de « Maudits soient les yeux fermés« , #MSLYF reprise par Akhenaton, Lino, Soprano, Tunisiano, Youssoupha, Millionnaire, Veust et Sako, étoiles du Rap.

Petit reportage pour mieux le connaitre.

Loin des contingences des maisons de disques et des médias, Sako, originaire de Cannes, a poursuivi son chemin en solitaire ou avec ses amis, Akhenaton (du groupe IAM), Passi, Nius et SoFly qui cartonnent aujourd’hui aux Etats Unis et travaillent, entre autre, pour Justin Bieber, Flo Rida ou Shakira. Sako a collaboré avec de nombreux artistes comme Florent Pagny, Christophe Maé, Angunn et Julie Zenatti.

A l’initiative d’un éditeur littéraire, il écrit un livre sur l’évolution du Rap en France au travers du prisme de son expérience. L’album composé pour moitié par Nius & SoFLY et pour l’autre moitié par Eric CéHaShi Bintz va sortir sous la forme d’un « livre album » à l’automne prochain. Akhenaton et Oxmo Pucccino lui font l’honneur de partager 2 inédits.

Il travaille actuellement sur la B.O du premier long métrage de Nawell MadaniMasta, la réalise et il est l’un des 5 auteurs des textes. Sako est retenu pour participer à l’écriture du prochain album d’Amel Bent pour laquelle il avait déjà écrit par le passé.

ECOLO-ATTITUDE :

Sako, es-tu préoccupé toi aussi par l’avenir de notre planète ?

 

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Bien sûr, en tant qu’homme d’abord, mais plus encore en tant que père de 2 enfants.

Je suis né dans les années 70 et j’ai grandi avec l’essor des industries du Pétrole et du Nucléaire, vantées comme les panacées et le gage de modernité de nos sociétés occidentales. Puis j’ai continué de grandir et j’ai vécu Tchernobyl, l’Exxon Valdes entr’autres et plus récemment Fukushima.

J’ai vu aussi la marginalisation de mouvements tels que GreenPeace ou de personnes, telles le capitaine Paul Watson, plus récemment, The Sea Shepherd.

Tout cela alors que l’on connait déjà depuis de longues années l’existence de la puissance éolienne, solaire, ou tous les principes de fonctionnement énergétiques qui font le sel des habitations autonomes de nos jours. J’y ajouterai le moteur à eau, le générateur d’électricité nourri du flux et reflux de l’océan.

Au quotidien, fais-tu volontiers des gestes écolos pour préserver l’environnement ?

A notre niveau, oui, à la maison, nous trions nos déchets. Nous utilisons des ampoulesFullSizeRender-1 longues durées, nous faisons attention à l’eau qui coule de nos robinets, par exemple, lors du brossage des dents. On y sensibilise nos jeunes enfants. On a la chance de voyager assez souvent. Nos filles ont pu mesurer récemment, qu’il y a des endroits dans le monde où l’accès à l’eau n’est toujours pas systématique. Le rapport à l’éthique Bio passe beaucoup par l’éducation et l’explication des principes de fonctionnement de nos moyens de confort. On les a assimilés au point qu’ils ne nous apparaissent que lorsqu’ils sont indisponibles. Alors, on explique aux enfants qu’il y a quelques années, il en était autrement et qu’à l’échelle de la Planète, cela représente un grand bouleversement.

En ce moment, on tente de faire comprendre les ondes, au travers d’exemples comme le téléphone portable, la radio dans la voiture ou le wifi à la maison. Lentement, avec le temps, car il faut aussi laisser les enfants être des enfants.

Achats ?

Oui, je pense par exemple, aux produits de toilettes, aux couches pour bébés, aux déodorants. Nous faisons attention aux composants et évitons par exemple, les déodorants comportant des traces d’aluminium.

Nous favorisons les huiles et essences naturelles pour nous soigner quand il le faut. Nous prenons le moins de médicaments possibles. Nous n’avons pas de voiture hybride mais nous y réfléchissons.

Habitudes alimentaires ?

Je me penche beaucoup sur le choix des aliments à la maison. Je fais moi-même les courses au marché pour choisir les légumes et les fruits de petits producteurs de la région dont l’origine des produits est traçable et les méthodes de travail, reconnues éthiques. Nous considérons que l’alimentation est notre premier médicament, aussi nous faisons très attention à ce que nous mettons dans le ventre de nos enfants. Nos filles n’ont jamais mangé un petit pot de l’industrie. Nous passons 2 à 3 heures, le dimanche matin à faire les plats de la semaine. C’est un moment en famille, où l’on joint l’utile à l’agréable. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas plus cher que de faire ses courses au supermarché.

Nous consommons peu de viandes animales, et par chance, plus par goût que par éthique, ce qui facilite les choses.

Astuces ?

J’en ai une petite très simple.

Il est compliqué de faire manger du pollen aux enfants. J’en mélange dans les petits pots de mes filles au moment de la conception. L’amertume du pollen disparaît au cœur des légumes.

Démarches éthiques ?

Oui, une séance d’ostéopathie 2 fois par an, nous évite bien des séances de médecin généraliste. La Médecine Pasteurienne n’a pas forcément réponse à tout. On privilégie les traitements homéopathiques aux médicaments de laboratoire. Bien évidemment, tout n’est pas manichéen, il nous arrive de devoir prendre des médicaments de laboratoire mais nous faisons notre possible pour utiliser tous les recours à notre portée d’abord, avant de devoir céder à cette issue.

Sans faire d’anti-vaccination primaire, nous avons fait très attention aux vaccins que nous avons fait inoculer à nos enfants. Les vaccins dernière génération qui comporte jusqu’à 5 vaccins en une seule prise sont sujet à bien des controverses. Les obligatoires et non obligatoires sont réunis, mêlés à des adjuvants tel l’aluminium (encore). Aussi, nous avons réussi sur commande, avec une longue attente, à nous procurer des DTP mais il faut constater que la vaccination en 2016 n’est plus un sujet aussi anodin qu’elle pouvait l’être il y a 40 ans. On peut se retrouver devant les tribunaux à ce sujet :

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/09/des-parents-devant-la-justice-pour-avoir-refuse-de-vacciner-leur-enfant_1117993

On refuse l’accès à l’éducation des enfants si l’on refuse de mettre en balance leur santé sur un coup de dés. Car en France, l’accès au collectivités pour les petits, dès la crèche, est soumis au contrôle du carnet de vaccination de l’enfant. C’est une prise en otage des gens par les lobbies pharmaceutiques, qu’on le veuille ou non.

Peux-tu nous parler d’une association qui te tient particulièrement à cœur ?

Il y en a beaucoup, celle qui me vient à l’esprit immédiatement est l’association SYA Espoir

https://www.facebook.com/RIP-DJ-SYA-Styles-394463104095492/

Elle a été créée en la mémoire du regretté DJ SyaStyles, le DJ du groupe Psy4 de la Rime, avec qui j’ai eu la chance de travailler de nombreuses années. Il est décédé d’une maladie l’an dernier, à l’âge de 37 ans. Cette association a pour objet de venir en aide aux enfants démunis en France et dans le monde en acheminant par exemple du matériel médical à l’étranger.

Mais plus dans l’axe de l’éthique Bio, je parlerai de l’afpgg : http://www.afpgg.fr

C’est une association de producteurs de graines qui contrôle la microbiologie des graines germées pour garantir leur pleine valeur aux consommateurs. En cette période ou un groupes tel Monsanto a créé le « Seed Patent » et gagne des procès contre de petits producteurs partout dans le monde, des associations telles que celle-là sont nécessaires afin que nous ne vivions pas dans un monde où nous n’aurons plus le choix de nos aliments.

566353_4848705733369_1024293926_nQuelles sont d’après toi les plus grandes décisions à prendre d’un point de vue environnemental ?

A mon niveau, je n’ai pas d’influence sur les grandes décisions. Par contre, je peux être au fait de ce qu’il se passe. L’information nécessaire est ensevelie sous un tas d’infos polluantes dont nous sommes inondés au quotidien. L’accès à l’info doit entretenir notre curiosité pour nous permettre de comprendre par nous même, les enjeux et intérêts pour notre planète



Je dirai par exemple, que se pencher sur l’existence du « Codex Alimentarus » est intéressant : Il s’agit d’une suite de codes, de protocoles et de standards internationalement reconnus et adoptés relatifs à la nourriture, la production de nourriture et ses normes.

Le but est d’uniformiser la nourriture de la planète, ce qui part d’une idée saine mais dont les déviances peuvent être conséquentes. Par exemple, l’un des principe, entériné en 1996, conduit à déconseiller la vente des herbes, des vitamines et des minéraux comme traitement préventif ou curatif et de reclasser ces derniers en drogues. Ce texte a été adopté mais les controverses qu’il a suscitées en ont ralenti les applications. (Note de BdnV: cliquez ici pour lire une critique intéressante à ce sujet).

Les sujets sont vastes dans la question posée, mais je dirai que le point commun à tout cela, réside dans la capacité de tout un chacun à influer à son niveau sur la préservation de notre habitat.

Je dirai qu’il est aujourd’hui vital de rester curieux. Je ne suis pas le premier à le dire : https://youtu.be/zNBmUr2w9n0?t=33s

Peux-tu dire un mot pour notre site ? 

L’existence de votre site est capitale. Il est important d’en voir « germer » d’autres encore car il constitue l’accès indépendant à l’information. Ce qui selon moi, et comme étayé jusqu’ici, est la clé. Une personne informée entretient le jardin de sa liberté. Elle sème pour que les siens récoltent.

https://www.facebook.com/Rodolphe.Sako.Gagetta/

Unknownhttps://twitter.com/sako

www.instagram.com/sakofficiel/

http://www.sako-officiel.com/discographie/

 

 

                                                                                                                             Juillet 2016 / Pascale.S pour www.biodansnosvies.fr

En bonus,

 » Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs »  …. Voici la  B.O. du film  » TAXI 1 « 

« MAUDITS SOIENT LES YEUX FERMÉS »

Rodolphe « SAKO » GAGETTA

 

  • Allo
  • Allo, Chill ?
  • ça va
  • Ouais, j’ai écouté les instrus là, pour Taxi et moi.. franchement, les trucs gais, ça l’ fait pas..
  • Pourquoi ?
  • Bah, mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent. Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste, mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste.
  • Bah, de toutes façons, fait ce qu’il te plait, hein..

 

  • Mais qu’est ce que tu veux que je dise d’autre que ce que je suis
  • Chaque jour me dicte ces lignes, en souligne les plus tristes
  • Je prie plus, je flippe, ris peu, je parle de moins en moins
  • Mon seul lien avec les miens reste l’écriture.
  • Une délivrance. Elle me libère de mes délires denses.
  • Mes récits rances me soutiennent, faut que je déballe tout
  • Le mal me rend fou, faut que je parle,
  • Qu’on râle, je m’en fous. Je m’étale devant vous.
  • Souvent, je lutte au plus haut degré.
  • Je planche pour écrire un sourire mais ma plume flanche
  • Feuille blanche étanche aux choses gaies, c’est étrange,
  • C’est pas que je ne veux pas mais je peux pas
  • Je n’ai pas la tête à la fête, c’est peut-être
  • Que je ne suis que le fruit de mon époque
  • La vie se comporte durement, m’impose indument cette prose puante à haute dose
  • Une forte névrose à sont fait m’isole,
  • Comme Travis Bickle, pour que j’ rigole, faut que j’ picole
  • Mes textes ? Je voudrais que t’en ris, mais j’ dis que ça part mal
  • Croire en demain, on a le droit mais au fond,
  • Je m’attends pas à tant que ça, entends le sale son garçon,
  • Si ça sent le soufre, c’est que je te souffle ma vie
  • Que s’ouvrent à toi ceux qui souffrent.
  • Alors profites-en tant que ce n’est qu’un disque
  • Et que tant de fatalité crasse ne reste que ma réalité.

 

  • Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent
  • Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste
  • Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste

 

  • A l’aube de l’An 2000, l’avenir est sombre dans les villes du monde
  • Je sonde. Tant d’hommes tombent dans l’ombre
  • Grand nombre d’anges déchus, d’existences sans dessus dessous.
  • Déçu, je suis. Dès le début, j‘ai su que Jésus se fout de nous.
  • De suite, je l’ai lu dans les yeux des miens. Témoins forcés de forfaits pour les moins
  • Exposés. Les mains liées, la vie m’impose ses thèmes.
  • Et que j’aime ou que je n’aime pas n’est pas le problème. J’en parle quand même.
  • Dénuées de sens, des nuées de scènes chaque jour, me blessent
  • Et même si c’est ainsi, ça me laisse pantois.
  • Reste que je ne peux l’admettre, ça me scie de voir ces trucs
  • Le temps et les gens passent mais rien ne change. Personne ne s’arrête.
  • Aujourd’hui, faut plus compter sur autrui, c’est comme ça que le monde marche
  • Et je sèche quand je cherche à comprendre
  • Ecrire autre chose ? Je voudrais. Je suis sincère quand je dis ça.
  • Mais on ne reproche pas à l’aveugle de ne pas voir. Je sais ça
  • J’ai 23 Ans, le ventre vide. Avide de prendre goût aux choses,
  • Peu commode, je m’accommode mal des modes de vie, alors que me reste-t-il ?
  • Même ma musique pue le chien.
  • Que suis-je en droit d’espérer pour demain ? j’en suis là.
  • Cinglant, ce constat me consterne, et ne concerne pas que moi, conscient de ça
  • Comment lâcher pour la risée d’irisés lyrics ?
  • Ce serait tissé d’hypocrisie alors je lâche pas l’affaire et
  • Maudits soient les yeux fermés.

 

  • Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent
  • Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste

Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste.

Ecolo-attitude de Laurent Voulzy

LAURENT VOULZY

« Là, derrière nos voix, est ce que l’on voit nos coeurs et les tourments à l’intérieur, ou seulement la la la…. » Voulzy/Souchon.

 

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Derrière sa voix, ses accords de guitares, ses mélodies universelles et pop « rockmantiques », un coeur immense ….

Laurent Voulzy fait partie de notre vie depuis de nombreuses années. Sa musique  rythmée soleil assortie aux textes emplis de finesse et d’humanité de son ami Alain Souchon nous ont bercés, ouvert les yeux, fait danser et rendus heureux.

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Le dernier album dont toutes les chansons ont été écrites et composées par les deux interprètes arrive quarante ans après leur première collaboration « J’ai dix ans ». C’était un immense bonheur pour leurs fans puisqu’ils se sont promenés tous les deux en tournée dans toute la France. Le site www.laurentvoulzy.com pour plus d’infos, pour visionner les clips et son actualité.

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Debout pour danser, dans un plaisir non dissimulé, nous avons assisté à ce concert exceptionnel qui restera gravé tant il a souligné nos souvenirs heureux, notre époque. Un sentiment de légèreté, d’amour et de fraternité nous a envahies….

 

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AINA2Mirella et Laurent Voulzy sont marraine et parrain de trois enfants de l’ association « Aïna, enfance et avenir  » . Cliquez là pour lire notre article 🙂

 

Bio dans nos vies :

Laurent, nous pourrions tous et chacun à notre manière, être une main tendue pour chaque enfant qui souffre dans ce monde ; avec ton épouse Mirella, vous avez voulu aider les enfants de « Aïna enfance et Avenir ». Peux-tu, en quelques mots, nous parler de ton engagement ?

L.Voulzy :

« Je trouve naturel et normal de rendre ce que la vie m’a offert en cadeau !

Je suis parrain de cette merveilleuse association depuis 2008. J’ai vu grandir et évoluer les enfants de l’orphelinat et les mamans de la crèche solidaire. Leur métamorphose au fil des années est extraordinaire. En septembre dernier nous sommes allés les voir pour les dix ans de l’association. Nous y avons également donné un concert avec Alain Souchon. C’était la première fois que les enfants étaient invités à un spectacle. Pour tous cela a été un moment fort en émotion.

N’oubliez pas, en parrainant un enfant on lui offre un avenir et un bout de cette chance que la vie nous a donnés ».

Bio dans nos vies :

Quels sont tes gestes écolos au quotidien que nous pourrions imiter en faveur de la planète ?

L.Voulzy : « Je ferme le robinet lorsque je me brosse les dents ou que je me savonne sous la douche. J’essaye d’économiser au maximum l’eau. À la maison, nous trions aussi nos déchets. Nous compostons tous les restes de végétaux. Ce sont de petits gestes mais s’ils sont multipliés par tout le monde cela peut faire la différence… »

Bio dans nos vies :

Tu t’es pris une belle claque quand tu as appris que les sacs plastiques rejetés dans l’océan forment un continent dont la dimension est égale à 7 fois celle de la France !

Voir la super campagne de pub : Agissez pour le climat, faites tourner la claque !  Te souviens-tu de ta première prise de conscience concernant l’urgence de sauvegarder la planète?

 L.Voulzy : Oui, c’était quand j’étais adolescent. Je me souviens qu’un jour j’ai voulu aller nager dans la Marne mais, au moment d’y aller, des copains m’ont dit qu’il ne fallait surtout pas s’y baigner parce que l’eau était polluée ! J’ai trouvé ça terrible et bien sûr, je n’y suis pas allé.

Là, j’ai commencé à prendre conscience de la pollution et qu’il fallait faire quelque chose pour que ça change…

Bio dans nos vies :

Dans vos chansons, Alain Souchon et toi, faites une belle place à la nature, aux océans, à la paix. Avez-vous conscience d’être les poètes de votre, de notre génération ?

 L.Voulzy : Pas vraiment ! Mais je sens que, de temps en temps, on fait passer un message. Notamment quand je chante « Le pouvoir des fleurs » je vois dans les yeux des gens qu’il y a une prise de conscience. Du moins, le temps de la chanson…

Bio dans nos vies :

Peux-tu dire un mot pour notre site biodansnosvies.fr ?

L.Voulzy  : Il n’y a pas d’autre issue que de protéger et préserver toute forme de vie sur cette planète pour éviter la disparition de notre monde.

Bio dans nos vies :

Merci Laurent de nous avoir offert tes réponses, à bientôt !

Pascale S. pour biodansnosvies.fr Mars 2016