La contraception

Sea, sex and sun…. C’est l’été ! On ne compte plus le nombre de fois où on l’a entendu ce refrain…Vive les chaudes soirées………… et la contraception !… Ca y est, les sourires disparaissent… Oh, mais t’es pas marrante. Ca aussi on l’a entendu souvent ! Ben, c’est peut-être pas marrant mais responsable. … Vous êtes prêt(e)s, youpi, on y va :

Le préservatif masculin de bonne qualité… Oups, non, j’en parlerai plus tard de celui-là. Je ne veux pas vous braquer tout de suite !!!

La pilule féminine

Voilà l’invention qui plaît aux hommes : entière responsabilité aux femmes, qui encaissent les désagréments qu’elle occasionne sur leur organisme. Et s’il y a un couac, la question est toute trouvée : « Ben alors, t’avais pas pris ta pilule ?… ».

La pilule féminine, qui bloque tout simplement le cycle hormonal féminin, présente toutefois certains avantages : fiable dès le 1er comprimé, à condition de la prendre consciencieusement tous les jours, elle permet aussi de prévoir la date des règles. La diversité permet de trouver (normalement) une pilule sans effets secondaires (ou presque, faut pas rêver). Petite liste non exhaustive : Prise de poids (la pilule augmente l’appétit), jambes lourdes, acné, saignements, seins gonflés, migraines, varices, hypertension, baisse de libido, dépression, thrombose…

Les contre-indications restent nombreuses, même avec les pilules micro dosées. À ne pas prendre en cas d’hypertension, de diabète, de certains cancers, de cholestérol trop élevé, de risques de phlébite, d’embolie pulmonaire, de maladies hépatiques graves….. La liste est encore longue, sans compter que pour les fumeuses, le risque de développer une maladie cardiovasculaire est multiplié par 20 et augmente avec l’ancienneté.

On se sent aussi obligé de parler des scandales concernant les pilules de 3eme et 4eme générations (risques accrus de thrombose veineuse et d’embolie pulmonaire – un caillot obstrue les vaisseaux dans les poumons) et plus particulièrement de l’AVC (accident vasculaire cérébral) provoqué chez une jeune femme en 2012. Déremboursées à partir de 2013, leurs ventes ont chuté et ne représentent plus que 25% du marché.

En plus de tout ça, la pilule contraceptive ne protège absolument pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

On zappe la pilule du lendemain qui ne doit pas être considérée comme un moyen de contraception. C’est uniquement dans les extrêmes urgences, qu’on se le dise une bonne fois pour toute, tout comme l’ivg d’ailleurs.

Des chercheurs de Berkeley en Californie travaillent sur la mise au point d’une pilule sans hormone, dont les principes actifs sont tirés de plantes : la pristimerine (provenant de la vigne chinoise du tonnerre divin) et le lupéol (se trouvant dans la mangue, l’olive, l’aloe vera ou la racine de pissenlit). Déclinée sous forme de pilules, anneau vaginal et de patchs, elle serait aussi utilisable par les hommes !!!!!!

Le Risug

Késako ? Cette substance, expérimentée maladroitement dans les années 90 en Inde, a eu ses tests suspendus puis repris à partir de 2006, jusqu’à la mettre au point. Il s’agit d’une substance injectée dans le canal déférent de la verge. Le gel tapisse les parois du canal. Lorsque les spermatozoïdes entrent en contact avec les molécules actives de ce gel, ils se retrouvent dans l’incapacité de se mouvoir correctement. Il leur est donc compliqué d’aller féconder l’ovule ! La durée d’une seule injection serait de 10 ans. L’action serait réversible en injectant une autre substance neutralisante. Malheureusement boudée par les laboratoires pharmaceutiques, l’inventeur a demandé de l’aide à une organisation américaine, qui peine encore à trouver des fonds pour approfondir les tests (le renommant Vasalgel). On se demande pourquoi sachant que ces mêmes labos sont tous dirigés par des hommes… !!!!

Tout comme la pilule, le Risug ne protègerait pas des maladies et infections sexuellement transmissibles. Des études sont cependant en cours pour tester l’impact du gel sur le virus du Sida.

Le patch

Même principe et inconvénients que la pilule, sous forme de patch, ce qui résout les oublis ou les erreurs d’utilisation qui peuvent exister lorsqu’on prend la pilule. Maigre consolation quand on sait que le patch, comme les pilules de 3eme et 4eme génération, présente un risque de thrombose accru, qu’il peut se décoller, est peu discret et contribue de toute façon à envoyer des substances chimiques qui interfèrent avec le système hormonal du corps. Tout comme la pilule, la femme perd l’écoute de ses rythmes naturels. De plus, les patchs utilisés et jetés contiennent encore des hormones que l’on retrouve ensuite dans le milieu naturel (eaux principalement) puisque les centrales d’épuration ne peuvent pas les traiter.

Tout comme la pilule, il ne protège pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

L’implant

Posé sous la peau interne du bras pour 3 ans, le principe est le même que la pilule ou le patch, en plus discret. La formule idéale ? Et non, tous les effets secondaires sont toujours présents, voire amplifiés.

Sans parler des implants posés au niveau des trompes de Fallope. Pose rapide en passant par les voies naturelles, sous anesthésie locale. Dans les mois suivants, certaines femmes ont cru « mourir » : amaigrissement, fatigue, dépression, migraines, douleurs musculaires et articulaires dans des proportions inacceptables selon certains praticiens. Un registre a d’ailleurs été ouvert par le CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français) pour que les praticiens fassent remonter les informations qui seront étudiées.

Des plaintes ont même été déposées contre le laboratoire Bayer ; la procédure est en cours.  Leur vente vient d’être suspendue pour 3 mois dans l’union européenne.

Les implants, dans le bras ou les trompes, ne protègent toujours pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

Les stérilets (dispositifs intra-utérins)

En forme de T, ils sont posés dans l’utérus par un médecin ou une sage-femme et peuvent être gardés entre 4 et 10 ans selon le modèle.

Comme son nom l’indique, le stérilet hormonal diffuse des hormones, avec les mêmes inconvénients que précités, parfois atténués. Certaines femmes n’ont même plus de règles. De nombreuses utilisatrices du stérilet Mirena pointe du doigt les nombreux et importants effets secondaires. 

Le stérilet au cuivre a l’avantage de ne pas contenir d’hormones. Par contre, il peut rendre les règles nettement plus longues et abondantes. Les contre-indications sont assez nombreuses : malformations de l’utérus, cols trop ouverts (c’est le cas des femmes ayant eu de nombreux enfants), fibromes, cancer de l’utérus ou de l’endomètre, infections génitales, saignements vaginaux inexpliqués…

Un stérilet différent : La boule de cuivre. Sans hormones et posé pour une durée de 5 ans, il est composé de plusieurs perles de cuivre non agressives pour la muqueuse et d’un alliage à mémoire de forme, utilisable même chez les femmes n’ayant jamais eu d’enfant. Commercialisé en Suisse et dans d’autres pays, il ne l’est pas encore en France. Peu de retour, qui semblent dans l’ensemble satisfaisants après une période d’adaptation.

Quel que soit le modèle, les stérilets ne protègent toujours pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

Diaphragme, cape cervicale, préservatif féminin, spermicides

Moyens locaux, ils se glissent dans le vagin, au contact du col de l’utérus, doivent systématiquement être posés avant chaque rapports (ou quelques heures avant), et par mesure de précaution, être conjointement utilisés avec un spermicides.

Le diaphragme et la cape sont réutilisables, mais doivent être soigneusement lavés et stockés.

Il existe des éponges imprégnées de spermicides, plus commodes d’utilisation.

Ces méthodes nécessitent une lecture attentive de la notice d’emploi car leur efficacité dépend surtout de la bonne utilisation !

L’avantage est qu’il n’y a pas de présence d’hormones et que la femme peut donc avoir un cycle hormonal tout à fait naturel. Certaines allergies sont cependant possibles.

Quel que soit le modèle, ils ne protègent toujours pas des maladies et infections sexuellement transmissibles sauf le préservatif féminin bien utilisé.

Attention : le préservatif féminin ne doit pas être utilisé en même temps qu’un préservatif masculin !

L’abstinence dans les périodes critiques

 😀 😀 😀  Pourquoi vous râlez ?!!!! Alors là, c’est carrément efficace, sauf quand on a un rapport juste au mauvais moment car le cycle est irrégulier.

La méthode Ogino a été très en vogue à une époque, les bébés Ogino aussi ! Et ça ne protège toujours pas des maladies et infections sexuellement transmissibles. Donc, on oublie.

Le retrait

Très en vogue… Mais puisque je te dis que je maîtrise et que je me retirerai….. Ca on connaît aussi… et le nombre de naissances ou d’ivg qui y sont liées un peu moins…C’est un peu comme les bébés Ogino. Et encore une fois, ça ne protège pas des maladies et infections sexuellement transmissibles.

Le préservatif masculin de bonne qualité, et oui, j’y reviens !

Pourquoi avoir voulu citer celui-ci en premier, parce qu’il regroupe de nombreux avantages : ce n’est pas un médicament, il est local, et correctement utilisé, il protège non seulement des naissances non désirées mais en plus, des maladies et infections sexuellement transmissibles tout en respectant l’intégrité de l’organisme, et ce n’est pas rien. Savoir que les jeunes rechignent de plus en plus à l’utiliser, se croyant au-dessus du Sida, on râle, nous les mamans. Quand on sait qu’il n’est cité qu’en 11eme position sur le site Choisir sa contraception… Vous rirez moins messieurs en voyant que le 2eme moyen cité sur ce site est la stérilisation masculine (qui n’empêche pas les maladies et infections sexuellement transmissibles, soit dit en passant).

Bref, vous l’aurez compris, notre préféré reste le préservatif de bonne qualité. Il y en a pour toutes les tailles, de différentes épaisseurs (pour les plus sensibles) et pour tous les goûts (c’est le cas de le dire !), alors amusez-vous !

Et pour celles et ceux qui veulent aller un peu plus loin dans la réflexion, au-delà de la contraception, il est important de renouer avec l’importance de l’enfantement à tous les niveaux. Quand on dit que la période entourant la grossesse devrait être un moment privilégié et protégé, on n’exagère en rien. Des chercheurs ont mis en évidence la transmission sur 3 générations des traumatismes par l’épigénétique.

Très bonne émission de radio sur France culture avec Isabelle Mansuy, neurogénéticienne à l’université de Zürich, en cliquant ici

La psychogénéalogie l’étudie aussi, avec la transmission par l’ADN des secrets de famille qui se réactivent pour être mis en lumière et reconnus.

Bel été à tous 😀

                                                                                                                     Nathalie MJ pour BdnV 

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