Témoignage : Stop à la maltraitance des lévriers galgos

«On n’a pas un cœur pour les hommes et un cœur pour les animaux, on a un cœur ou on n’en a pas.» Lamartine.

Tellement bouleversées par les récits de certains bénévoles des associations en faveur des animaux, tellement admiratives de leur engagement sincère et désintéressé, nous avons voulu mettre à l’honneur deux jeunes femmes. La cause animale n’est pas un loisir ni une occupation pour elles, c’est leur mission.Capture d’écran 2015-06-04 à 14.09.34

 

GALGO d’un jour GALGO TOUJOURS : telle est la devise des défenseurs des galgos.

Le galgo est un lévrier espagnol utilisé par les espagnols pour la chasse , pour les courses et la reproduction. Se sont des chiens d’une extrême douceur. Il faut savoir que les espagnols appelés « gualgueros » lavent leur honneur à travers leur chien: plus le chien est bon plus ils sont fiers. Les chiennes reproductrices sont utilisées jusqu’à l’épuisement. Souvent les galgos  sont exploités jusqu’à 3 à 4 ans ; ils sont confinés dans des caves ou abris de fortune. Si les chiens sont malades (seuls les robustes supportent le rythme infernal), ils sont abandonnés, pendus , brulés, ou affamés et oubliés jusqu’à leur mort pour faire place aux nouveaux. Bien que l’Espagne maintenant, et, avec les polémiques autour de la corrida commence à reconnaitre la maltraitance sur les animaux, ces pratiques cruelles et indignes sont encore fait courant dans l’Espagne profonde. La chasse aux lévriers est interdite en France mais toujours autorisée en Espagne.

Capture d’écran 2015-06-04 à 15.31.36Sylvie, sensible depuis son enfance à la cause des animaux a adopté Ornella, une galga récupérée par l’association de SCOOBY médina à Valladolid, (qui, en relation avec des associations françaises, arrive à faire adopter des galgos en France.)

Ornella est un ange de douceur. Affamée parce qu’elle n’était plus bonne pour la course, parquée avec ses congénères dans des remorques, serrés comme des sardines, elle garde un lourd souvenir de ces trajets pour aller courir. Ces trajets, leur seule sortie, les emmenaient souvent vers leur mort en fonction des résultats obtenus lors des courses. Le sort est le même pendant les saisons de chasse pour les chiens mauvais chasseurs ; ils sont laissés pour compte…
253102_419560314771996_1190663248_n Ornella malgré ce qu’elle a enduré est une merveille. A elle seule, elle représente le respect de la vie. Malgré son passé, elle reste d’une extrême gentillesse envers tout le monde, son seul défaut est d’être glouton; la pauvre a été si affamée pour activer sa descente aux enfers. Certains malheureusement ont encore plus souffert et sont traumatisés à vie. La peur se lit dans leur regard et les stigmates de la maltraitance, sur leur corps. Ornella est la première adoption de Sylvie qui a attendu 10 ans avant de l’avoir. Car les adoptants sont triés sur le volet et le coeur de Sylvie ne pouvait se lire sur un bout de papier. Ornella ne sera pas non plus sa dernière adoption, car le but que s’est fixé sa maîtresse est de partir dans les Cévennes pour récupérer et élever les cabossés et les âgés.

Sylvie salue son amie Luz qui répond à nos questions plus bas. Elle, qui sur le terrain, oeuvre avec le coeur et n’est attachée véritablement à aucune association a tant offert aux animaux. Pour être dans la protection animale, il faut etre sensible à la cause animale certes, mais surtout hyper fort psychologiquement. Derrière un écran tout est facile : on veut sauver le monde, partager des liens, signer des pétitions de défense  mais sur le terrain, Luz touche du doigt toute cette détresse animale et la méchanceté humaine. Sylvie ajoute que le responsable de l’ association-refuge « Scooby » est FIRMIN. Comme un tas de bénévoles qui travaillent et se battent tous les jours pour défendre, récupérer, soigner tous ces lévriers en détresse, il a un coeur tendre et dévoué… Sylvie ajoute que les lévriers sont des chiens exceptionnels, mais à ne pas mettre entre toutes les mains. Tant de douleur demande une patience et une disponibilité de chaque instant. Elle conclut son récit, en n’oubliant pas de parler des Podencos. Ces lévriers portugais subissent le même sort que les galgos. Seule différence, le galgo est devenu « à la mode », le podenco lui n’est pas encore à l’honneur et pourtant il souffre tout autant…..

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1-Les animaux ont des défenseurs fidèles dont tu fais partie. Te souviens-tu de ta première prise de conscience?

Luz Diez : J’adore les animaux depuis toujours ; je n’ai jamais aimé qu’on leur fasse du mal. J’ai compris que l’humain pouvait être capable de monstruosité quand jai vu les courses de taureaux. Je n’aimais déjà pas les corridas mais j’avais cru que les courses n’étaient pas aussi cruelles. Malheureusement, on voyait qu’il y avait toujours quelqu’un qui frappait les taureaux avec des batons; nous leur reprochions leur attitude violente et nous nous disputions volontiers pour défendre les animaux. J’ai vite compris que je n’aimais pas du tout cette façon de s’amuser au détriment d’un animal ; j’ai vu la peur dans leurs yeux,  l’angoisse, le stress….   (Je parle de la fin des années 70). Quelques années plus tard , j’ai pu voir de près la souffrance des galgos et des chiens de chasse en général. La vision d’un squelette de lévrier suspendu à un arbre m’a marquée à vie.

2-Quelle(s) association(s) défends-tu ?

Luz Diez: D’abord, j’ai adhéré à une association qui se consacre surtout à dénoncer devant l’administration des cas de maltraitance. Dans l’actualité et depuis quelques années je suis adhérente à Scooby où j’étais aussi bénévole. Plus tard, je suis devenue bénévole independante qui aide ponctuellement ça et là quand je peux. Je connais beaucoup d’associations, par exemple dans ma ville à Tordesillas, Espagne.
-Propatas –
-Defaniva (Défense animal Vallisoletana)
-Patitas Callejeras
-Dignidad animal

Hors de ma ville: SOS Galgos, Baas galgos, Galgos sin fronteras, Galgos 112,G El refugio, SOS perrera de Badajoz, Ayandena, La voz animal….  Je suis aussi d’autres associations comme PACMA (Parti animaliste « antitaurino »), c’est important car dans ma ville, Tordesillas, chaque année a lieu un terrible massacre, la torture de « El toro de la Vega ».

Je connais aussi beaucoup d’associations françaises :La gazette des lévriers, Lévriers & Compagnie, Galgo Liberty, Adoption sans frontières, Galgos sans famille, SOS Podenco rescue, AIRE, Lévriers galgos centre.

3-Quelles sont les lois à mettre en place pour les protéger tout à fait des maltraitances?

Luz Diez: D’une part, il faut dire que si les lois existantes étaient appliquées, si on veillait à ce que ces lois soient respectées, on aurait presque gagné. D’autre part, il serait bon de renforcer les lois et les punitions pour qu’elles soient efficaces et surtout que les punitions comportent des peines de prison. Certains villages célèbrent des fêtes qui sont interdites en sachant qu’il faudra payer une amende. Les communes sont surtout intéressées par l’argent qui rentrera dans les caisses grâce l’afflux du public et qu’importe l’amende puisqu’elle est presque dérisoire. C’est incroyable parce que c’est l’administration même, les mairies, qui commettent ces infractions.  C’est la même chose pour ceux qui maltraitent leurs chiens: les punitions sont trop faibles. Celui qui a maltraité son chien ne devrait plus jamais pouvoir en adopter.DSC_1280

4-Le trafic d’animaux est un commerce insupportable. Quels sont les réseaux ? 

Luz Diez: D’un côté, il y a les associations criminelles de transport clandestin des animaux exotiques, de chiens à travers les frontières, et de l’autre, il y a l’élevage en captivité de ces animaux, l’élevage dans les zoos, dans les cirques…

5-Comment le dénoncer publiquement afin de sensibiliser l’opinion, et faire réagir?

Luz Diez: Les consommateurs ont une grande responsabilité  pour lutter contre ce problème. Il faut les sensibiliser grâce à tous les moyens possibles: télévision, internet, médias, campagnes de sensibilisation, et aussi à travers des associations de protection animale. Il ne faut jamais acquérir d’espèces illégales, ni adopter de chiens dans des organismes douteux. On peut aller dans les institutions chargées de la protection de la nature et des animaux. Il faut aussi informer et dénoncer ces pratiques illégales.

376000_1970893170882_1533905511_n6-Quels conseils pour adopter en toute légalité?

Luz Diez: S’adresser uniquement à une association légale sans aucun doute.

7-Quels conseils plus généraux donnerais-tu pour sensibiliser les familles à l’importance de la mission d’adoptant?

Luz Diez: Il y a beaucoup de bonnes raisons d’adopter un animal.  C’est un acte d’une grande humanité d’adopter un animal qui en a besoin, surtout s’il a subi de la maltraitance, ou s’il a été abandonné ou vécu dans de mauvaises conditions. Les animaux sauvés de la rue sont très fidèles et reconnaissantes. On collabore à éviter ou diminuer le trafic d’animaux. On aide à diminuer le nombre de sacrifices. Il faut être équilibré pour s’occuper d’un animal, avoir une vie stable, avoir du temps pour s’occuper de lui, le soigner quand il en a besoin, et savoir le confier si on ne peut pas l’emmener en vacances. Un animal n’est pas un jouet. C’est un être vivant à part entière et l’adopter c’est une mission de chaque instant.

8-Comment t’organises tu pour donner autant de temps à l’association?

Luz Diez: Quand je travaillais, je faisais ce que je pouvais, on fait tout pour leur consacrer du temps, on ponctionne le temps de vie personnelle, on prend sur son repos, ses loisirs…Il m’est arrivé de laisser tout tomber pour aller chercher un animal qui a eu un accident. Par exemple, j’ai nourri pendant longtemps deux galgos qui étaient abandonnés. Il m’a fallu du temps pour gagner leur confiance…. J’ai dû renoncer même aux vacances car je ne pouvais pas les laisser sans manger. Plus tard, la crise passant par là,  j’ai perdu mon emploi comme tant d’autres copines,  là, c’était difficile de mettre des limites à nos actions….

9-Fais nous partager les bonheurs d’un bénévole au sein de ton association.

Luz Diez: Un bénévole au sein de Scooby a le privilège de former partie d’une grande équipe de gens très dévoués pour les animaux. Il a également  le privilège d’être en contact avec beaucoup d’animaux de plusières espèces. Scooby est le refuge le plus grand qui existe où vivent un grand nombre d’animaux sauvés de la mailtratance et de l’abandon. Au sujet de chiens, Scooby était d’abord un refuge de galgos mais aujourd’hui, il y a des chiens de toutes les races. La reconnaissance de l’animal est infinie.


10-Comment faire si on veut être bénévole ? Ou s’adresser?

En général, on contacte les associations via les réseaux sociaux ou les sites. C’est facile si on veut se renseigner chez Scooby, il faut aller sur le site et sur l’index cherchez la section “Bénévolat” . On les joint par mail.

http://www.scoobymedina.org/fr/volunteering.html

https://www.facebook.com/galgos112?fref=ts

11-Pour répondre à des questions de vocation : peut on en faire un métier ?

Luz Diez: Bien sûr, en fait plusieurs bénévoles aimeraient avoir un refuge, d’autres ont laissé leur pays, leur famille pour se consacrer aux animaux. J’ai pensé souvent qu’ils sont admirables et je sens beaucoup de respect pour eux car je trouve que c’est un choix de vie si difficile. Le mieux est de tout combiner bien sûr :). D’autres bénévoles cherchent un emploi dans les filières liées aux métiers de soins aux animaux ou en créant des entreprises ….

CONTRE LA CHASSE AVEC LES GALGOS AU PATRIMOINE CULTUREL IMMATERIEL DE L’UNESCO

SIGNEZ LA PETITION ICI       et              envoyez la à vos amis en cliquant

 

Merci beaucoup, et bravo à tous les bénévoles:)

Si vous voulez adopter, aider  : Scooby          /          Seconde Chance    /  animaux bonheur 

 Les chats de Stella                           P1050918 2SPAP1040565

 

 

 

Juillet 2015 / P. Schembri pour biodansnosvies.fr

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