Nos amies les abeilles

Vous connaissez les abeilles à miel, ou Apis mellifera, merveilleuses pollinisatrices et productrices du miel qui ravit nos papilles, probablement apparues avec les premières fleurs, il y a plus de 100 millions d’années !

Mais saviez-vous qu’elles ne sont qu’une infime partie des 20 000 espèces d’abeilles répertoriées sur la planète (2500 en Europe et un petit millier en France !) ?… Entre les abeilles sauvages, solitaires, sociales, domestiques, ou, plus simplement, Apis cerana, buckfast, florea, dorsata,… on y perdrait son latin ! La plupart produisent peu ou pas de miel, en tout cas pas suffisamment pour être cataloguées de mellifères.

Elles se distinguent nettement des guêpes par leur morphologie, et les bourdons ne sont pas les mâles des abeilles (qui sont appelés faux-bourdons) mais une espèce bien à part qui a ses propres colonies, supporte les basses températures et peut donc polliniser les premières fleurs du printemps, lorsque nos abeilles hivernent encore.

On trouve de très nombreux sites parlant des abeilles sur le net.

En cliquant sur l’image, vous accédez à un site très complet et très intéressant:

 

Un autre encore en cliquant sur l’image ci dessous :

 

 

 

 

Certaines espèces ne vivent qu’en symbiose avec une espèce végétale. On peut citer en exemple la célèbre vanille et son abeille Mélipone. L’exportation des plants de vanille s’est faîte, mais la Mélipone n’ayant pas suivi, la pollinisation doit être faîte à la main ! Pour en savoir plus, cliquez sur l’image :

 

Saviez-vous que les abeilles doivent butiner 1 million de fleurs pour faire 1 kilo de miel ?

 

Nous allons donc recentrer ce dossier sur les abeilles, mais de nombreux points mis en avant sont valables pour tous les pollinisateurs qui existent : guêpes, syrphes (famille de mouches ressemblant aux abeilles), bourdons, osmies (abeilles solitaires qui comportent 40 espèces en Europe), bombyles, papillons, cétoines,  …

En effet, tous ces gentils pollinisateurs (une abeille ne pique que pour se défendre) sont dangereusement menacés par la multiplication et l’usage abusif des pesticides, la prolifération de parasites, virus, champignons, bactéries, ainsi que la dégradation des habitats par l’urbanisation, la prolifération des ondes électromagnétiques, ou encore le réchauffement climatique (impact sur la floraison par exemple).

Lisez un excellent de rapport écrit par Cécile Fléché – « L’abeille et les pesticides » :

ou cliquez sur l’image pour découvrir un site rempli d’informations :

 

Autre danger, et pas des moindre : le frelon asiatique.

Observé pour la première fois en France en 2004 dans le Lot et Garonne, il a probablement été importé en France lors d’un arrivage de poteries chinoises à Bordeaux. Il étend depuis son territoire:

Attention à ne pas les confondre avec notre bon vieux mais néanmoins impressionnant frelon européen :


Il suffirait de 10 frelons pour détruire une ruche. Leur technique : se poster prés de l’entrée de la ruche et attaquer les abeilles dés qu’elles arrivent, en les coupant en 2 avec leurs mandibules. Une vraie boucherie.

Afin de les détruire, des élus ont saisi la commission européenne pour que soit autorisée l’utilisation du dioxyde de soufre, gaz qui doit être manié avec précaution, mais qui permet d’éviter l’utilisation de pesticides, hautement nocifs pour les abeilles aussi. Cliquez ici pour plus d’infos.

Effet des ondes électromagnétiques sur les abeilles :

Selon des chercheurs allemands de la Landau University, la saturation des ondes désorienterait les abeilles au point de les empêcher de rejoindre leur ruche, entraînant leur extermination en provoquant ce qu’on appelle en anglais Colony Collapse Disorder, en français la maladie de la disparition. Cliquez ici pour plus d’infos.

Vous pouvez aussi lire tout un rapport en cliquant ici   

On peut aussi parler des dérives de producteurs industriels qui n’ont en tête que le rendement de leurs colonies d’abeilles, en oubliant de les respecter. Cela produit en général un miel de mauvaise qualité, mais là n’est pas le plus important. Après tout, cela ne touchera que le consommateur. Ce qui dérange, c’est que les abeilles sont exploitées à outrance, où mal préparées à leur hivernage, provoquant leur surmortalité. Mieux vaut donc ne pas soutenir ces pratiques en se demandant tout simplement d’où provient le miel qu’on projette d’acheter, et éviter les miels à bas prix qui viennent forcément de ce type d’exploitations.

 

Les conséquences se font sentir à différents niveaux:

–       Economiques : Le travail de l’ensemble des pollinisateurs assure 75% du rendement des cultures. Sans eux, c’est une perte immédiate du rendement, entraînant une raréfaction des produits alimentaires, avec une hausse des prix par répercution.

–       Sociales : La hausse des prix entraîne immédiatement des difficultés dans l’achat des aliments, amplifiant les inégalités sociales.

–       Ecologiques : La pollinisation permet la diversité végétale, avec une grande diversité génétique qui permet une résistance accrue de ses espèces végétales face aux agressions.

 

Pour les aider :

Vous pouvez semer des plantes mellifères dans votre jardin, balcon, jardinière, parcs des villes, bordures de champs cultivés… Vous pouvez aussi laisser pousser une zone sauvage qui sera rapidement prise d’assaut par les insectes.

Liste des plantes mellifères en cliquant sur l’image:

 

Les abeilles ont aussi besoin d’eau qui leur sert à diluer le miel pour nourrir leurs larves. Aménagez donc un point d’eau dans votre jardin !

Découvrez de nombreux conseils en cliquant sur l’image : 

 

Vous pouvez créer un habitat dans votre jardin, votre balcon, votre façade en fonction des abeilles :

Ruches, abri pour abeilles solitaires…

Ces nichoirs sont à placer entre 30 cm et 2 mètres du sol, à l’abri des intempéries et près d’une source de nourriture (fleurs, champs…).

On peut les acheter, ou mieux, les construire soi-même 😛   :

–       Bûche percée de trous : fendre en 2 une bûche de bois dur (qui résiste mieux à l’humidité, du genre chêne, hêtre, charme ou encore châtaignier). Y percer des trous de diamètres différents (entre 3 et 14 mm), et de différentes profondeurs (sans transpercer la bûche).

–       Fagot de tiges creuses : lier plusieurs tiges d’une vingtaine de centimètres de long de canne de Provence, de roseau ou encore des tiges de grandes ombellifères en fagots. Il faut ensuite boucher l’arrière avec des boulettes de terre. On peut aussi les empiler dans une boite en bois, le fond de la boite fermant l’arrière des tubes, et l’ensemble résistant mieux au temps.

–       Fagot de tiges à moelles : Même technique que ci dessus, les tiges étant formées avec du bois de sureau, de ronce, de fusain ou de framboisier. Ces essences étant tendres, les insectes vont les évider eux-mêmes, sur la profondeur qui leur convient. On peut aussi alterner tiges pleines et tiges creuses !

–       Ou encore fabriquer une maison à insectes – Les idées ne manquent pas :

 

 

 

 

Abandonner tous les insecticides et herbicides qu’on vous propose dans le commerce.

Vous pouvez parrainer une ruche. Ce faisant, vous aurez le plaisir de recevoir vos pots de miel étiquetés à votre nom. Quelques liens:

http://www.parrains-d-abeilles.com/

http://www.untoitpourlesabeilles.fr/engages-sauvegarde-abeille-particuliers.php?recherche=geographique

Signaler à votre mairie la présence d’un nid de frelons asiatiques, classé espèce nuisible, afin qu’il soit détruit. Très caractéristiques, ils peuvent atteindre de très grosses dimensions et se trouvent souvent vers la cime des arbres : 2 Images nid frelons

Consommer les produits de la ruche permet de soutenir les apiculteurs.

Relisez nos articles en cliquant sur les liens :

La propolis: http://biodansnosvies.fr/2012/09/20/la-propolis/

Le miel: http://biodansnosvies.fr/2012/09/20/le-miel-cest-bio-la-vie-aime/

Mais tous les produits ne sont pas forcément fabriqués dans le respect des abeilles. Retrouvez notre article sur la gelée royale en cliquant ici :

http://biodansnosvies.fr/2012/09/18/cest-bio-la-vie-a-la-ruche/

Les ruches envahissent les villes :

Depuis 2005, de plus en plus de ruches se retrouvent sur le toit des immeubles en ville. Et oui, contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles y trouvent un environnement moins « pesticidé » qu’en campagne… Un comble non ?… ! On retrouve donc ces colonies d’abeilles, baptisées pour la cause « sentinelles de l’environnement », dans des agglomérations telles que Lille, Perpignan, Paris, Lyon ou encore Nantes.

Un exemple en cliquant ici

Depuis 2009, le miel de l’Opéra de Paris se vend à prix d’or.Cliquez sur l’image pour en savoir plus:

Et bien sur, il faudrait une généralisation de l’agriculture biologique car tous les phytosanitaires sont nuisibles aux abeilles, et aussi à l’homme puisque ces substances se retrouvent forcément dans tous les produits de la ruche.

Ce printemps 2013, la commission européenne a enfin voté l’interdiction de 3 néonicotinoïdes (imidacloprid, clothianidine et thiamethoxam). Cela prendra effet le 1er décembre 2013, pour une durée de 2 ans. Il serait indispensable de prolonger cette décision au-delà et surtout, que cela soit étendu à toutes les cultures et toute l’année.
Mais c’est déjà un début. Plus d’infos en cliquant sur l’image :

Il faut savoir que les néonicotinoïdes persistent dans l’environnement, le contaminant au sens large, notamment le pollen ; la clothianidine dans le sol a été mesurée à 148 à 6900 jours par l’Agence » de protection de la santé américaine ; l’imidacloprid peut être absorbée par des cultures non traitées jusqu’à 2 ans après la première utilisation car elle persiste dans le sol, pouvant se retrouver dans le pollen et le nectar des fleurs non traitées à des niveaux toxiques pour les abeilles.

Un plan apicole vient d’être lancé en 2013 en France. Cliquez sur l’image pour plus d’informations:

 

avec une plaquette résumant les points clés. Cliquez sur l’image pour plus d’informations:

Des applications sont faîtes dans les Alpes Maritimes, cliquez sur l’image pour accéder aux informations :   

Plusieurs pétitions en soutien aux abeilles circulent sur internet. Faciles et rapides à signer, elles donnent du poids aux associations qui oeuvrent aux respects de nos amies. En voici quelques unes (liste non exhaustive) : cliquez

Contre la production de produits toxiques pour les pollinisateurs par certains laboratoires : cliquez

Et pour les moins sensibles à nos amies les abeilles, il est important de signaler que des études ont montré que les français sont très exposés à la pollution due aux pesticides :

ou encore: 

 

FORMATIONS :

 

Vous souhaitez acquérir une ruche, pensez tout d’abord à vous former. Vous pouvez le faire auprès d’un apiculteur près de chez vous, ou auprès d’organismes comme des ruchers école.

En cliquant sur l’image, vous accéderez à un article sur des ruches aux formes diverses et variées :

 

Pour les formations en voici quelques exemples :

A La gaude (06), l’association Maia s’occupe de fabriquer des ruches, de nourrir et de soigner les abeilles. Des ateliers et des animations sont proposées chaque mois, encadrées par des amoureux de la nature, notamment l’apiculteur François Valet. Le nombre de place étant limité, prenez contact avec eux par mail : info@maiabeille.org ou sur leur site http://maiabeille.blogspot.fr/

A St Jeannet (06), un collectif s’est constitué par un heureux hasard autour de l’abeille et de l’apiculture. Annie et Serge Cros avaient déjà commencé à faire de l’apiculture l’année dernière. François Valet, qui anime déjà des ateliers pour la protection des abeilles, et l’association Co.vie.nat s’y sont associés. Ils peuvent ainsi mettre en commun leurs expériences autour des ruchers partagés !  Contact: co.vie.nat@orange.fr

En région parisienne :

Et

Le CIVAM propose des formations apicoles. Cliquez sur l’image pour en savoir plus :

Le Syndicat national d’apiculture :

L’Union Nationale de l’Apiculture Française :

 

Et pour les plus jeunes, adeptes des écrans, voici un jeu et des informations sur l’apiculture : http://bee-happy.fr/

                                                                                                                                                  Nathalie MJ

 

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