Les mercredis de la collapso

Nous vous communiquons cette initiative de l’association ROUE LIBRE de Saint-Jeannet qui offre la possibilité de faire partie d’un collectif qui réfléchit à la transition. Prenez contact pour en faire partie !
 
« Dans un élan d’action et de partage, Jane et moi avons envie de lancer le mouvement : Saint-Jeannet en Transition.
Ce mouvement (les villes en transition) a été initié par un mouvement plus large de Rob Hopkins (le réseau de la transition) un permaculteur britannique en 2006.
Si je résume à ma façon l’idée en quelques mots, il s’agit de sortir de la dépendance aux énergies fossiles. Réinventer localement comment on peut faire société en déconstruisant nos habitudes pour en choisir de nouvelles, plus respectueuses de l’environnement.
 
Cela peut toucher à tous les secteurs.
 
Concrètement, la proposition que je fais là consisterait à se réunir une fois par semaine pour échanger, discuter, s’informer, co-construire la transition et se soutenir. Pour ce mercredi, je propose au parc de la ferrage (si le temps le permet) vers 12h30 qu’en dites vous? Pique-nique partagé?
Il est bien évident que vous pouvez inviter les personnes que vous pensez avoir un intérêt pour ces questions!
 
J’aimerais bien éviter de tomber dans un écueil que je trouve regrettable du : «Non mais toi t’façon tu prends l’avion alors…» «Oui mais moi je trie mes déchets» «Oui mais moi je pense que ce qui est important c’est d’être chez enercoop et au crédit coopératif».
 
J’espère participer à la construction d’un espace qui accueille chacun-e là où il/elle en est. Avec la croyance que si l’on vient à ces rendez-vous c’est qu’on a envie de se soutenir pour avancer encore plus loin que là où on en est justement.
 
Est-ce-qu’on fera des ateliers pour apprendre à fabriquer sa propre lessive écolo? Des projections débat? Des flash mobs? Des nouvelles idées?
 
Rendez-vous mercredi pour en parler!!
 
Saint Jeannet en transition sera un collectif? Pas nécessairement attaché à une association en tout cas. C’est à construire…
 
 
J’ai envie d’appeler ce rendez-vous les mercredis de la collapso :
 
La collapsologie pour moi, c’est «l’étude scientifique passionnée» de l’état de notre civilisation et des risques qu’elle se cogne contre elle-même de l’intérieur.🤔
 
De mon point de vue c’est très lié à la transition 🙂
En gros en 1973 une équipe de recherche du MIT rend son rapport au club de Rome, ils prévoient que ça pourrait collapser genre en 2030 et depuis… on n’en entend pas beaucoup parler étonnamment. Comme dirait Greta…
https://www.ted.com/talks/greta_thunberg_the_disarming_case_to_act_right_now_on_climate?language=fr
 
Pourtant, Bill Molisson et David Holmgren ont inventé la permaculture justement pour essayer de relocaliser la production de nourriture avec le moins possible d’intrants et d’énergie fossile. Pour essayer plus largement de vivre de façon durable en harmonie avec son environnement ». Michel Hirschowitz.
 
Voici deux vidéos qui permettent en passant 11 minutes ou 2h de se donner une idée de ce dont ça parle :
 
1/ https://www.youtube.com/watch?time_continue=6&v=CFKtSQH5jfc
 
2/https://www.youtube.com/watch?time_continue=8&v=SqasBu0pfmk
 
 
 
 

Tarte au citron meringuée sans gluten

Quand on fait un régime sans gluten par choix ou par obligation, il n’est pas nécessaire de se priver de toutes les desserts qui nous font plaisir! En revanche, mieux vaut faire ses pâtes soi-même car les produits sans gluten industriels sont bourrés de produits chimiques !

Par exemple, la tarte au citron meringuée est un must en matière de pâtisserie, et tant pis si elle est très calorique. On peut réussir à faire ça tout seul à la maison et offrir du bonheur. Merci à Stéphane pour sa recette facile qui demande tout de même une bonne heure pour la réaliser … 🙂

Pour la pâte sablée : 

180 g de mix pâtisserie « Ma vie sans gluten »

125 g de beurre ou de beurre végétal

70 g de sucre non raffiné

2 jaunes d’oeufs

5cl d’eau.

Pour la crème au citron :

Deux citrons non traités

180 g de sucre non raffiné

2 oeufs et 2 jaunes d’oeufs

20cl de soja cuisine

1 pincée de sel

Pour la meringue :

4 blancs d’oeufs et 150 g de sucre.

 

 

Mélangez avec vos mains les ingrédients pour fabriquer votre page à tarte et obtenir une belle consistance sableuse. Etalez votre pâte et déposez-la dans un plat à tarte. Enfournez pour la cuire environ 10 minutes (elle ne doit pas trop dorer)

Pour réaliser la crème au citron, il vous faut mélanger les deux oeufs entiers et deux jaunes ( réservez les blancs pour plus tard), la crème soja et le sucre.

Ajouter le jus des deux citrons et leur zeste râpé finement.
Une fois la pâte précuite, ajoutez le mélange et enfournez 30 minutes.

Préparez la meringue en utilisant les blancs d’oeufs, une pincée de sel et battez en neige.

Répartissez la meringue sur la tarte au citron et faites dorer la meringue environ 8 minutes. Dégustez !

Pascale S pour www.biodansnosvies.fr 

Ecolo-attitude des « Innocents » et de Laurie Cholewa

                   ECOLO-ATTITUDE des INNOCENTS :

Les innocents reviennent avec un album magnifique :

Ce bleu, ces fleurs, cette attitude cool assumée nous attire! Ces 10 titres sur le nouvel album  « 6 ½ » ne nous laisseront pas indifférents, tout comme nos titres préférés des Innocents qui datent et que l’on ne lâche pas… Ils ont chanté la planète, le respect entre les hommes et sur cet album encore des histoires à savourer et à pleurer.

Sûr que le public sera au rendez-vous ! Sur leur site tous les concerts à venir 🙂

Jean-Christophe Urbain et J.P. Nataf, quel sont vos geste-écolos quotidiens ?

J.P. Nataf : Trier les poubelles et bien vérifier !

Jean-Christophe Urbain : Faire des économies d’eau. Se chronométrer pour prendre une douche et couper l’eau entre le lavage et le rinçage!

Quelle association soutenez vous ?

J.P. Nataf : Je soutiens GREENPEACE ET LE SIDACTION 

 

 

 

 

Jean-Christophe Urbain : Amnesty International

 

 

Baguette magique en main, quel est votre voeu pour la planète ?

« Avoir tous les mêmes intérêts, l’équité pour tous »

 

                                                         www.biodansnosvies.fr

             

 ECOLO-ATTITUDE de LAURIE CHOLEWA

Laurie Choléwa, quel est votre geste-écolo quotidien ?

« Ne pas laisser l’eau couler et trier les poubelles »

Quelle association soutenez vous ?

 » La mienne depuis 6 ans  ! La fondation A.R.CA.D. contre le cancer du pancréas : l’Aide et Recherche en Cancérologie Digestive, crée à l’initiative du Professeur                     Aimery de Gramont. 

Pour collecter des fonds chaque année, j’organise les concerts « Leurs voix pour l’espoir », une superbe soirée festive où les chanteurs viennent offrir leur chanson, leur talent, pour rendre possible le plus de developpements en matière de recherche ».

 

Baguette en main, quel est votre voeu pour la planète ?

« Plus de tolérance, moins de violence »

Merci Laurie ! www.biodansnosvies.fr

Si vous voulez retrouver Laurie Choléwa sur les écrans et les ondes, elle est la présentatrice du magazine consacré au cinéma « Tchitcha » sur CANAL+

 


et le mardi, elle est aussi chroniqueuse sur RFM dans le 17/20 h animé par Marie-Pierre Schembri et Pat Angeli

Sugar Detox, le nouveau livre de Virginie Parée

Les sucres : si on choisissait les bons?

Votre moral est en berne, vous être souvent fatigué, irrité, las ?
Vous avez de hypoglycémies, des baisses soudaines d’énergie et des envies compulsives de sucres ?
Vos intestins sont capricieux, paresseux et même lunatiques ?
L’aiguille de votre balance semble inexorablement se diriger vers la droite ?
Et si vous mangiez trop de sucré ?

Longtemps apprécié pour sa saveur douce et toujours vanté en tant que pourvoyeur d’énergie, il s’avère que le sucre est en train de tomber de son piédestal. Nous en mangeons beaucoup trop et surtout, nous ne choisissons pas les bons sucres. Car il existe des glucides indispensables et de très mauvais sucres, ceux qui n’apportent rien au fonctionnement de l’organisme, excepté des calories vides.

Selon les dernières études sur le sujet, ces derniers seraient encore plus addictifs que la cocaïne.
Identifié comme responsable de bien des maux, notamment le surpoids, les industriels et professionnels du marketing ont répondu à l’excès de sucre par la
mise sur le marché de produits « light », « 0% », ou          « sans sucres ajoutés », produits souvent plus onéreux que ceux qu’ils remplacent et riches en additifs,
agents de saveurs et édulcorants.
Résultats ? Aucun.

Les statistiques restent au rouge : les diabètes explosent et sont diagnostiqués sur des individus de plus en plus jeunes. Le surpoids ne cesse d’augmenter accompagné des maladies du système cardio-vasculaire et autres pathologies chroniques.

Quelles sont les solutions pour endiguer ce fléau ?
Comment faire les bons choix dans un environnement alimentaire très industrialisé ?
Et puis surtout, comment sortir des addictions et envies compulsives de sucres ?

Telles sont les questions auxquelles Virginie Parée propose de répondre dans son dernier ouvrage      « Sugar Detox« .

Car oui, on peut se débarrasser des mauvaises habitudes de façon progressive et sans frustrations. Cette démarche passe par un rééquilibrage du métabolisme digestif en s’appuyant
sur des astuces faciles à mettre en application :
– Le choix des bons sucres, ceux qui nous apportent une saine énergie sans épuiser le pancréas.
– Le jeu des associations alimentaires
– Le soin de la flore intestinale
– Le choix des aliments qui aident à se débarrasser des envies sucrées
– La mise en application d’astuces simples pour accompagner la gestion émotionnelle.
– Des exercices physiques

Dans son ouvrage très pratique, Virginie vous propose en outre quelques tests pour évaluer votre relation au sucre et des menus par saison pour vous
accompagner dans votre démarche de détoxication.
Vous voulez enfin retrouver, poids de forme, estime de soi, sommeil réparateur et vitalité?
             

 

« Sugar detox »

aux éditions Larousse

 

Virginie Parée est auteure de plusieurs livres sur l’alimentation santé, vous trouverez les références sur sa page facebook ou sur son site.

La contacter

Pour des conférences, des consultations privées, des interventions dans les collèges et les lycées, par mail : virginieparee1@gmail.com

Par téléphone: 06 18 01 52 81

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World Shaper e.shopping éthique

Qui n’a jamais entendu parler du « commerce responsable » ? World Shaper fait mieux ! C’est un e-commerce caritatif, 50 % des bénéfices seront reversés à des associations oeuvrant pour la planète !

Nous essayons de ne pas acheter de produits suremballés, nous faisons le tri, nous faisons nos produits ménagers, parfois nos cosmétiques, nous prenons au maximum les transports en commun dans les grandes villes… Mais il y a quand même un domaine qui nous a un peu échappé : celui du textile…

Nous savons maintenant que l’industrie du textile provoque des indignations et, c’est la deuxième industrie la plus polluante au monde, ce, juste après celle du pétrole ! Alors comment consommer plus éthique, ne pas peser sur la planète et se faire plaisir ?

Montez dans la locomotive du « fair wear » !

World Shaper c’est une boutique en ligne ! C’est toute une équipe de bénévoles autour d’Anne Ramos, passionnée par la mer et la préservation de l’environnement. Ensemble, ils ont réfléchi à la sauvegarde de la planète et via les réseaux sociaux, ils se sont constitués en communauté pour agir concrètement ! World Shaper nous propose d’entrer dans la ronde responsable du E.Shopping caritatif.

 

Si vous voulez faire des achats écologiques, vous trouverez des basiques indispensables dans nos dressing : tee shirts, sweat-shirts, joggings, bonnets, robes, pulls… Toute une collection super stylée dans des jerseys, des cotons biologiques respectueux de la planète et des humains.

Bonus : 50% des bénéfices  sont reversés à des associations en faveur de la protection de la faune et de la flore marine. Alors on se lance? Bravo! Nous soutenons cette idée et ce e-commerce à fond et vous engageons à partager sur vos réseaux. On a besoin de tous, et de toutes les bonnes idées pour avancer vers une vie plus responsable!

Vêtements vegans, vêtements bios, vêtements éthiques: les vêtements qui sauvent la planète!

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Le magasine cluster-cotedazur  le moteur de trouvaille azuréen a consacré un article à la démarche de Anne Ramos lire ici       

Valérie Pellegrini, rédactrice journaliste chez cluster-cotedazur a aussi son « BON PLAN » sur France Bleu Azur 103.8 FM, le Lundi et le Jeudi à 6h50 ; elle promeut des démarches éthiques, met en avant des festivals, des personnalités ou des associations qui oeuvrent en faveur de la planète. 

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Remerciements pour le 7 octobre 2018

Merci tout simplement à vous, visiteurs, amis, curieux, passants, passionnés, merci à tous d’être venus à la découverte de nos intervenants, thérapeutes, artistes, créateurs, cuisiniers, vignerons. Nous avons passé avec vous une journée inoubliable… Et pourtant c’était le remake de « singing and dancing in the rain »! 

Petit souvenir en images de cette journée partagée: désolées pour la mauvaise qualité de certaines images. Les photos de nous trois, elles, sont de bonne qualité car faites par Jean-Marc Angelini.

 

Merci à MICHEL HIRSCHOWITZ de l’association « Roue libre «  à St-Jeannet pour son exposé sur la communication bienveillante et sa présentation du phénomène appelé « collapsologie » ; il nous a offert l’espoir que, grâce à nos prises de conscience, nos gestes et nos comportements, tout est possible concernant la protection de la planète, des hommes, des animaux et des végétaux.
 
Merci à FREDERICK MARCHALAND, thérapeute énergéticien par le chant et le toucher ; nous avons pu vivre un moment très particulier de méditation chantée (chant proche du chant chamanique), puis en osant nous-même nous exprimer par notre voix. Chaleur et humanité nous ont enveloppé, envahis, transportés, et apaisés. Certains ont pu évacuer des tensions, d’autres se sont sentis bouleversés et ont lâché leur fardeau, et tous ont été rechargés par son énergie communicative et bienveillante. S’en est suivi un atelier qui a confirmé leur joie, de vivre ce moment avec Frédérick Marchaland. A bientôt pour un prochain atelier à St-Jeannet !
 
Merci à Donatella Anzalone qui a prodigué des soins de réflexologie globale tout au long de la journée; son approche sensible, à l’écoute, bienveillante a permis à de nombreux visiteurs de passer un moment de détente et de découverte de sa technique de soins.
 
Merci à Jardins et ruchers des baous pour leur participation active et enrichissante à notre journée bio ; nous les suivons toute l’année pour leurs actions au quotidien dans le jardin participatif du village de St-Jeannet : ateliers cuisine, pâtisserie, jardinage, apiculture, toutes vos actions donnent du coeur du village et beaucoup de sens à nos rêves de vie.
 
MERCI AUX ARTISTES
 
Katherine-Marie.A, artiste peintre pour son exposition             « Femmes de regard » très inspirante qui reflète bien son âme, son regard sur le monde et ses sentiments bienveillants envers l’humanité ; elle a su toucher le coeur de nos visiteurs.
La môme Pinceaux qui nous a montré des oeuvres sur bois et sur sac de café. Son originalité a conquis le public curieux de son travail fait de couleur, de féminité, tout en matériaux recyclés.
Rémy Rasse, peintre figuratif, qui juste avant de repartir dans son pays d’adoption, l’Argentine, nous a fait partager son travail entre mythes et symboles toujours en rapport avec la nature et l’homme pour trouver le sacré et poser questions. 
Céline Lema pour ses magnifiques bijoux de créatrice  en métaux précieux et perles de Tahiti qui évoquent le voyage.
Rose et Robert de Capodastre pour leur magnifique duo de chanteurs. Vos chants à l’unisson nous font chaque année passer un joyeux moment plein d’émotions 🙂
 
Christian Ahouandogbo, créateur d’orgonite, ces compositions basées sur l’assemblage de pierres semi-précieuses aux forts taux vibratoires ont étonné nos visiteurs et conquis aussi, tout comme ses pendentifs.
Nous le remercions personnellement pour son énergie et son aide tout au long de la journée.
 
Merci à Martine Barjon, « la dynamique du souffle »  d’avoir participé à cette journée et présenté sa technique basée sur    « inspire, expire » qui apporte bien-être et paix au patient.
 
Mélissa, « the girl who knows » pour ses consultations-guide : de cartes de vie en cartes des anges, elle nous a donné énergie et confiance dans nos projets et fait un peu le ménage dans nos pensées parfois encombrées 🙂
 
Chapeau pour le pain délicieux Hugues du « Vieux four », la pizzaladière de la « boulange rit « , Laurent et Ludmilla, 
Merci pour le vin Georges Rasse, Denis Rasse et Julien Bertaina : vous faites des vins d’exception !
 
Merci à Jean-Michel Sempéré notre maire, à Marie Royer de l’Office du tourisme pour son accompagnement fidèle et professionnel, à Marcelyne Michon, adjointe à la culture et à son acolyte Dominique Duyck, essentielles toutes les trois. 
 
Merci beaucoup Rose Bereau. Merci à nos amies qui ont confectionné la soupe de courges, merci à nos amies pâtissières, nos amis bénévoles, transporteurs, chauffeurs, nos barmans chéris et préférés <3
et merci à vous tous, amies, amis, connaissances, inconnus qui êtes venus passer ce moment de vie sous la pluie avec nous. 
 
Nous vous disons à l’année prochaine  POUR LA 5 ème EDITION de BIO DANS NOS VIES «   Grandeur Nature «  ERIKA, NATHALIE, PASCALE
 
 
 
 
 
 

Le fondant chocolat-safran sans gluten

Octobre est là, la récolte du Safran est à ses début, chez nous à Saint Jeannet. 

Le safran de cette année ne se consommera qu’à partir de Janvier. 

Quelques mois d’affinage avant sa consommation permettent aux arômes de se développer pleinement. Néanmoins pour vous mettre l’eau à la bouche, ou pour vous donner envie de cuisiner safran, si vous en avez dans vos placards, je vous livre une de mes recettes de Safranière 😉

Le fondant chocolat au safran sans gluten:

Faire infuser la veille une 15 aine de pistils (1 pistil = 3 filaments ensemble) dans un peu de lait tiède.

Le lendemain mélangez :

3 oeufs

150 gr de sucre de canne

50 gr de farine de coco ou de lupin

200 gr de chocolat noir fondu 

150 gr de beurre fondu

Lorsque vous avez obtenu une pate bien onctueuse, y incorporer l’infusion de safran et les pistils infusés bien sur. Mettre dans un moule à manquer et laisser cuire à 200°, 20mn. Laisser le gâteau refroidir puis le placer au réfrigérateur quelques heures avant de le déguster.

La cuisson rapide de ce gâteau n’altèrera pas les saveurs du safran.

 

Erika pour Bio dans nos Vies,

 

Safran des Baous de la Côte d’Azur

 06640 Saint Jeannet

Et les migrants climatiques?

Face au sujet sensible des migrants et éminemment politique, face aux bras-de-fer diplomatiques que se livrent les Etats membres de l’Union Européenne à ce propos, face aux noyades en Méditerranée, face aux errances de l’Aquarius SOS Méditerranée, Bio dans nos vies se pose la question autour des migrants climatiques d’aujourd’hui et de demain.

 

Car même si le taux d’arrivée en Europe aujourd’hui est de 89% plus bas qu’en 2015, année qui a connu une crise migratoire sans précédent avec près d’1.8 million de migrants  enregistrés en recoupant les chiffres de divers organismes, ce ralentissement ne serait que provisoire. Actuellement les causes de cette baisse ne sont pas liées aux meilleurs conditions de vies dans les pays que quittent les migrants, ni au retour de la paix dans certaines zones, mais pourraient se trouvées dans le fait que l’Union européenne a financé et formé une centaine de garde-côtes libyens, l’hiver dernier, et que l’Italie leur a fourni au printemps des vedettes pour patrouiller, appuyées depuis peu par des navires militaires italiens dans les eaux libyennes. 

Cette baisse pourrait aussi se trouver plus en amont sur le continent africain: à la suite d’accords entre l’UE et les pays de transit, « les routes sont bloquées, les passages plus contrôlés », estime Mussie Zerai, un prêtre érythréen surnommé l’«ange gardien des migrants» et qui vit en Suisse aujourd’hui, interrogé par l’AFP. Le drame est que cette diminution entraîne probablement une dégradation des conditions des exilés: au Soudan, où les autorités ont augmenté leurs patrouilles le long des frontières, les ONG dénoncent le recours aux milices violentes qui combattaient les rebelles du Darfour, par exemple. Ou en Libye, dont « les tribus du Sud ont aussi signé des accords, d’après le père Zerai et ou les migrants sont jetés dans des centres de détention cauchemardesques dans le désert, ou refoulés ». 

Ces dispositifs sont montrés du doigt par des associations de défense des droits de l’homme. Dans une enquête publiée fin 2017, Amnesty International accuse l’Europe de se rendre complice des graves violations dont sont victimes des migrants en Libye, où ils se retrouvent bloqués.                                                           en savoir plus sur cette enquête: cliquez sur le logo

Aujourd’hui, les motifs de migration se juxtaposent, s’influencent mutuellement, se mélangent. Les facteurs économiques, politiques et environnementaux sont de plus en plus étroitement liés. Les diverses raisons de migration s’entrainent les unes les autres et la distinction établie dans les années 1950 entre réfugiés politiques, protégés par la Convention de Genève, et migrants économiques est devenue caduque.

De nouvelles interrogations se posent donc.

Le rapport de la Banque Mondiale de mars 2018 parle de 143 millions de migrants climatiques d’ici à 2050. Ces populations seront contraintes de quitter leur région en raison des conséquences directes du changement climatique (manque d’eau, baisse des rendements agricoles, manque de nourriture, inondations, vagues de chaleur, sécheresses, cyclones, etc.) mais aussi des conflits que ces changements climatiques provoqueront. Ces phénomènes existent déjà dans certains États politiquement instables, tels que le conflit pour l’accès aux terres fertiles et aux réserves d’eau potable et qui nourrit la guerre au Darfour en autre. 

Si aucun traité mondial encadrant les migrations n’est ratifié, les actions antérieures menées, actions qui se sont essentiellement attelées à  la violence et aux conflits comme principales causes des exodes, quel sera le statut de ces migrants environnementaux ? Qui les aidera et les indemnisera ? Comment prouver le rapport de cause à effet entre le changement climatique et leur déplacement ?

Le chercheur François Gemenne, spécialiste des migrations liées aux changements de l’environnement, défend le terme de « réfugiés climatiques » plutôt que de « migrants climatiques ».

Le droit fondamental de chaque être humain est de vivre en paix chez soi. Or les dérèglements climatiques auquels nous sommes confrontés remettent en cause ce droit, et ce n’est pas fini si nous ne faisons rien. Les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour prendre en compte et gérer cette problématique, qui a déjà commencé.

Un nouveau Pacte mondial sur les réfugiés, actuellement en débat à l’ONU et qui devrait être présenté par les États membres de l’ONU d’ici à la fin de cette année, s’appuie sur les propositions de l’HCR (agence des nations unies pour les réfugiés) et sur le cadre existant tout en tenant compte de la réalité actuelle, notamment dans un premier temps de la nécessaire protection de ceux qui sont forcés de migrer en raison de catastrophes naturelles et de changements climatiques.

Dans un deuxième temps tenter d’éviter que ces déplacements de populations liés au changement climatique ne dégénèrent en crise humanitaire. Selon la Banque mondiale leur nombre pourrait être réduit jusqu’à 80%, si les politiques agissaient « sur plusieurs fronts » en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant ces déplacements de populations dans les plans de développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne. 

A suivre…

« Le changement climatique a déjà des impacts sur les mouvements de population et le phénomène pourrait s’intensifier, énonce John Roome, le directeur en charge du changement climatique à la Banque mondiale. Mais si l’on parvient à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à encourager le développement par des actions en matière d’éducation, de formation, d’usage des terres… ce sont seulement 40 millions de migrants climatiques, et non 143 millions, auxquels ces trois régions devront faire face. La différence est énorme »,

Voici la conclusion du rapport de la Banque de France intitulé Groundswell (lame de fond): se préparer aux migrations climatiques internes aide à mettre un visage humain sur un problème de développement croissant qui oblige des populations à se déplacer en situation de détresse pour échapper aux effets à long terme du changement climatique. Ses conclusions doivent être prises au sérieux si le monde veut préserver les récentes avancées enregistrées en matière de développement et offrir à tous des modes de subsistance durables. 

Selon Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique, le dérèglement climatique cause deux fois plus de déplacements que les conflits. Il souligne  donc qu’il existe « une nécessité, non pas de s’effrayer de cette situation, mais de l’appréhender pour essayer d’en atténuer les effets ».

Espérons, par conséquent, que les gouvernements s’emparent du problème, qu’ils ne restent pas sourds aux sirènes d’alarme de La banque Mondiale, des spécialistes des mouvements migratoires et de l’écologie, et que plus jamais ne se noient ceux qui cherchent à vivre plus dignement ou en paix.

Erika Del Citerna Rasse pour Bio dans nos vies

 

 

 

CATHERINE CARTON

RENCONTRE AVEC CATHERINE CARTON, CONCEPTRICE  DECORATRICE 🙂

 

Vive le carton ! Nous l’aimons vraiment pour son originalité pour son côté artistique, indémodable, peu coûteux, poétique et durable, car oui ! c’est solide le carton et c’est donc écologique ! Facilement transportables, meubles, fauteuils, étagères, commodes, s’accordent à toutes nos envies ; on peut les choisir vernis, recouverts de collages, de papier, tout est faisable et tout est possible :)Et voici une artiste que nous avons eu la chance de connaître : Catherine Carton, artiste conceptrice pour lui poser quelques questions :

BDNV : Pourquoi avoir choisi le carton pour exprimer vos talents de décoratrice ? 

Catherine Carton :  Le bon sens a voulu que je récupère les chutes et emballages en carton chez les garagistes ou autres pour leur donner une seconde vie. Ce matériau est facilement transformable et bien sur, peu côuteux. Le carton étant destiné à la déchetterie il était donc possible de lui redonner, à moindre coût une réelle utilité durable et écologique pour l’aménagement de nos maisons, magasins… J’ai rencontré Eric Guiomar de la compagnie Beuzen à Paris en 2000 dans son atelier du 11ème arrondissement.
Il m’a transmis sa technique de cartonniste et m’a rapidement laissé trouver, inventer la mienne.

 

BDNV : Etiez-vous déjà dans une démarche respectueuse de l’environnement et avez-vous conscience d’envoyer un vrai message écolo ?

Catherine Carton : L’écologie est au centre de ma vie depuis toujours. C’est déjà une expression naturelle par le respect des autres comme de l’environnement.

L’écologisme est une démarche de bon sens. J’y participe bien sur depuis longtemps avec naturel en transmettant mon plaisir de faire et de communiquer par les stages que je donne, les commandes à réaliser, les rencontres et des publications : (émissions TV : ARTE, livres, revues comme Système D – L’art de la DECOUPE J.C. TREBBI – Maison Création… Aménagements d’intérieurs, Associations, Mairie)

 

BDNV :  Où exposez-vous, et où pouvons-nous acheter vos oeuvres ?

Catherine Carton : Je vends mes modèles et mes créations de mobilier en carton via mon site internet 

 

BDNV : Vous organisez des stages ? Quels sont les objectifs de ces ateliers?

Catherine Carton : Cet atelier de fabrication de meubles et objets en carton de récupération est un outil de socialisation et d’insertion professionnelle pour un vaste public : stagiaires, accompagnateurs de tous les âges.

Outre son côté ludique, cette activité a le mérite d’amener les différents publics à développer le goût d’apprendre sur soi et son environnement.

Cet atelier permet aux participants de reprendre ou prendre confiance en soi en transformant un matériau dit « pauvre » en meubles ou objets fonctionnels et esthétiques qu’ils pourront leur être utiles au quotidien.

Les ouvrages réalisés à partir d’une technique originale pourront faire l’objet également de produits de vente à l’occasion d’un exposition-vente.

Cet atelier permet de s’approprier et vivre un projet créatif. Il offre un panel de compétences pluridisciplinaires permettant aux stagiaires des compétences transférables liées à une conduite d’insertion professionnelle telles que : les savoirs de base (mathématiques, géométrie, français, histoire…) et le développement personnel (suivre un cahier des charges, concevoir des maquettes, réaliser un patron, décorer, échanger…)

BDNV : Quelle est votre méthode pédagogique :

Catherine Carton  : C’est une méthode active faisant une large part aux principes d’apprentissage et d’organisation. Les stagiaires pourront concevoir et réaliser leur ouvrage individuellement ou en groupe dans un espace ou local approprié. Une période individuelle d’initiation sera nécessaire afin de définir et accompagner le processus de réalisation mais aussi de s’approprier la texture du matériau et les précautions d’utilisation du matériel. Le mode opératoire sera à définir en cas d’un projet collectif. 

BDNV : Vous déplacez vous pour animer des ateliers ? 

Catherine Carton :    pour tous renseignements en vue d’un atelier ou de fabrication d’objet et meuble en carton, contactez-moi !       

 

Catherine Carton 

tel : +33 6 88 05 73 65
 
catherinecorbelet@hotmail.com
 
Pascale S pour www.biodansnosvies.fr

L’écolo-attitude de Christophe Rauck

Notre page d’automne rime forcément avec rentrée. Une rentrée qui se veut théâtrale cette fois. C’est donc l’écolo attitude de Christophe Rauck metteur en scène et directeur du Théâtre du Nord de Lille que nous avons le plaisir de vous offrir. Bio dans nos Vies a eu la chance de le rencontrer à Saint Jeannet, son village natal, au cour d’une de ses courtes pauses. Belle occasion de lui poser quelques questions. 

La carrière théâtrale de Christophe Rauck débute en 83 lorsqu’il débarque à Paris pour être comédien. Depuis  il a fait du chemin et au fil de ses rencontres, de ses créations et grâce à sa passion, ses profondes convictions et son esprit libre, il a sa place au théâtre. 

Un théâtre où se mêlent  les oeuvres classiques  de Shakespeare, Racine, Molière, Marivaux, Beaumarchais, Gogol  et des créations plus contemporaines avec Martin Crimp, Rémi De Vos, en passant par Brecht ou Camus.

Un théâtre où la musique n’est jamais loin. Où les voyages se font la part belle comme encore dernièrement pour  » Amphitryon  » de Molière, qu’il a monté à Moscou avec les acteurs de la troupe de Piotr Fomenko, et présenté au Théâtre du Nord, en mai 2018.

Le théâtre de Christophe Rauck c’est aussi le texte et le langage qui se travaillent tout en sensation et dans une recherche physique, avec une scénographie où les plateaux s’illuminent et se décorent à la façon des peintres face à leurs toiles. L’empreinte certaine de son passage aux Arts décoratifs.

Un théâtre qui fait profondément lien entre l’esprit et le corps, la pensée et la matière, entre culture et quotidien et définitivement tourné vers les gens, largement.

Bio dans nos vies: Bonjour Christophe, merci de nous accorder un peu de ton temps.

Christophe Rauck: Bonjour Bio dans nos vies

Bio dans nos vies: D’où vient chez toi l’envie de faire du théâtre?

Christophe Rauck: Dans un premier temps je n’ai pas pensé faire du théâtre encore moins devenir metteur en scène. Après un an en art déco à la villa Arson à Nice, j’ai réalisé que ce n’était pas vraiment ce que je souhaitais. Un jour en classe un pote qui fait du cinéma d’animation aujourd’hui, me voyant faire le clown me dit: tu devrais être comédien. Et puis l’envie de partir à Paris était là. Alors je suis parti. Je suis arrivé à Paris et j’ai pris des cours de théâtre 2 ans. J’ai fait un premier spectacle à la Huchette en 86 puis je suis rentré à la Cartoucherie, mais pas chez Ariane Mnouchkine, à l’Epée de Bois durant 2 ans. Et là j’ai commencé à comprendre que le théâtre était mon truc. En parallèle un élément déclencheur a confirmé ce qui commençait à se dessiner pour moi. J’ai vécu un choc esthétique en assistant aux répétitions de Gorgio Strehler, un des plus grand metteur en scène européen dans les années 80. Puis en 90 je fait un stage chez Ariane Mnouchkine. Et je me suis dis, le théâtre pour moi ce sera chez Ariane ou ce ne sera pas…. J’ai arrêté le théâtre pendant 1 an et en 91 Ariane organise un stage-audition. Je me suis présenté et je suis rentré au Théâtre du Soleil. J’y suis resté 5 ans. 

Bio dans nos vies: L’entrée au Théâtre du Soleil est un tournant pour toi probablement?

Christophe Rauck:  Oui, en effet. J’y ai fait les tragédies grecques « Les atrides » qui ont tourné dans le monde entier et « La ville parjure» sur la question du sang contaminé.  J’y ai tout appris, j’ai adoré cette rencontre avec cette artiste incroyable, extraordinaire qu’est Ariane Nmouchkine. Puis en 95 arrive « Le Tartuffe »! Son idée géniale d’utiliser des masques pour des intermèdes illustrant une phrase qu’elle avait vue dans une université Iranienne et qui l’avait frappée : « il est interdit de rire » s’est avérée compliquée à gérer avec « Le Tartuffe ». Et elle a du choisir. Elle a choisi « Le Tartuffe » et tous les comédiens masqués se sont retrouvés à la marge. Et tout d’un coup je n’étais plus d’accord sur plein de choses et notamment sur le rapport au texte. Je cherchais un truc sur les textes mais je ne savais pas encore quoi. Moi même en étant sur les deux axes de la mise en scène j’ai décidé de partir. 

Bio dans nos vies: Décision pas facile!

CR: Oui parce que je me disais que quand on part de La Cartoucherie on part avec rien. Personne ne nous connait. Je voulais arrêter le théâtre. Mais voyant les comédiens qui quittaient La Cartoucherie, un peu perdus et estropiés je leur ai proposé pour la survie probablement, de faire un spectacle: « Le cercle de Craie Caucasien » de Brecht. La troupe s’est appelée  « Terrain vague ». On a trouvé un squat, on a travaillé 5 mois pour monter le spectacle. Et sans y penser j’ai pris la mise en scène en main avec mon expérience de comédien.  Pour la mise en scène lors des difficultés à diriger j’ai trouvé un souffle et une inspiration grâce à Roberto Moscoso peintre et scénographe. Il m’a parlé comme un peintre et là j’ai eu un déclic. La porte de mes études plastiques fermée s’est re-ouverte. Arianne est venue voir le spectacle dans le squat et a pris le spectacle à La Cartoucherie.

BDNV: Magnifique, belle démarche de sa part.

CR: Oui Ariane est assez extraordinaire sur ce plan là aussi, humain et surtout si le théâtre est là, elle fera tout pour le théatre. Le jour de la première elle m’a présenté à plein de gens. Après je suis allé voir les potes et je leur ai dit: je crois que j’ai fait une mise en scène. Et l’anecdote c’était que tout le monde le savait sauf moi. Impossible d’imaginer pour moi que j’allais être metteur en scène, surtout après être passé par Ariane. Tu ne peux pas te dire être le soleil à côté d’un soleil comme Ariane ou devenir le soleil un jour.

C’est là qu’est partie pour moi la mise en scène. Puis en 97 la troupe « Terrain vague » s’est séparée. Je voulais travailler sur les textes. J’ai appris beaucoup en lisant, cherchant, en apprenant sur les livres, les notes, en particulier celles de Declan Donnellan, un metteur en scène très important pour moi. J’ai aussi fait 3 mois de stage de mise en scène chez Lev Dodine en Russie. Et là je me suis dis: c’est fini d’apprendre sans faire, faut apprendre en faisant.

Puis j’ai eu une rencontre capitale avec Cecile Garcia Fogel qui venait du théâtre public et qui travaillait beaucoup les textes. Plus tard on travaillera beaucoup ensemble sur plusieurs pièces dont le Nougaro et Phèdre, entre autres.

En 2000 Ariel Garcia Valdès me propose d’intervenir à l’Ecole de Montpellier avec lui. Et j’ai aussi eu la chance qu’on me propose de monter un spectacle au Théâtre du Peuple. Puis je deviens directeur de ce théâtre durant 3 ans, avec des spectacles qui rencontrent un beau succès. Les choses démarrent vraiment pour moi en tant que metteur en scène. S’en suit la proposition de monter « Le mariage de Figaro » à la Comédie française, puis j’interviens au conservatoire. Et de rencontres en créations, en 2008 je deviens directeur du Théâtre Gérard Philippe pendant 6 ans.

BDNV: Encore une étape de franchie donc. Directeur de théâtre c’est une autre aventure. Mais toujours dans la continuité.

CR: En effet  dans un parcours tout est question de hasard mais surtout d’agencement des évènements. Directeur de théâtre public c’est une expérience humaine très forte. Tu diriges un théâtre, ton théâtre certes mais c’est surtout le théâtre des gens. En arrivant au théâtre Gérard Philippe je voulais de la couleur pour trancher avec le gris des théâtres publics parfois, un peu arides et très hermétiques si trop contemporains. Le théâtre Gérard Philippe est implanté en Seine Saint Denis. Un défis humain, social et de lien avec la ville et ses habitants devait se relever. C’était très riche. On a réussi avec l’équipe à recréer une relation entre Saint Denis, sa population et le théâtre, comprenant aussi la reconstruction du théâtre. J’ai monté Marivaux qui a eu le prix de la critique, puis « Phèdre » et « Le couronnement de Popée » qui est un opéra. Et là tout s’est apaisé entre le théâtre et la ville, la distance a diminué. Et je me suis rendu compte que les gens nous disaient: donnez nous des oeuvres classiques, les autres choses on connait, c’est notre quotidien. Et puis les spectacles ce n’est pas seulement comment tu les fabriques mais aussi où tu les présentes. Pour les gens de Saint Denis c’est plus dur d’aller à l’opéra Garnier que de venir voir un opéra dans leur théâtre à Saint Denis. Ca se passait super bien. Jusqu’au jour où le conseiller à la culture et la directrice des affaires culturelles de la mairie de Saint Denis m’annoncent qu’ils vont me sucrer 50 000 euros de budget. Alors j’ai dis, ok si c’est ça, je m’en vais. Et comme ça tombait au moment du renouvellement de mandat j’ai fait ma demande à Lille.

BDNV: Pourquoi Lille?

CR: Parce que c’était quatre sites. Deux théâtres, un à Lille, un à Tourcoing, un atelier et une école. Et je voulais travailler avec une école. J’ai passé l’entretien, j’ai présenté mon projet et j’ai été pris. Et depuis 2014 je suis à Lille.

BDNV: Comment s’articule ton projet à Lille? 

RC: En arrivant au Théatre du Nord j’ai voulu ouvrir le théâtre dans sa structure, on a recréé le hall, on a remodelé l’espace d’accueil du public. Tout ça vient du Théâtre du Soleil et du rapport aux gens. Il faut que les gens viennent. Il faut que les gens se sentent chez eux en étant ailleurs. C’était ça la clé. Et c’est un des levier du succès. Comme on n’avait pas  d’argent j’ai pris des décors à moi, des matériaux et des meubles de récup, des décors d’autres spectacles.

BDNV: C’est complètement écolo ça!

CR: Oui mais je ne veux pas faire de la récup. que pour la recup. L’idée c’est qu’un spectacle n’en chasse pas un autre mais l’alimente, donc les décors aussi. J’ai aussi choisi de ne pas avoir de mobilier super clean, tout neuf pour que les gens le reconnaissent et non pas qu’ils le découvrent. J’ai dis un jour au responsable de l’accueil du Théâtre Gérard Philipe à Saint Denis: « Ici les gens doivent être reçu comme chez eux ». Et cela change tout.

Photos Simon Gosselin

Et à Lille il y a aussi l’école de comédiens qui me tenait à coeur. J’ai instauré une école d’auteurs. Pour ne plus que les auteurs soient trop seuls comme souvent. Sur la promo de 18, il y a donc 14 comédiens et 4 auteurs élèves.

BDNV: C’est quoi le lien fort avec les écoles pour toi?

CR: J’ai appris avec Ariane à diriger. Le rapport pédagogique chez Ariane est très puissant. Et je n’ai jamais oublié ce que me disait mon grand père: « un métier cela ne s’apprend pas cela se vole, encore faut il que celui à qui tu voles ait des choses à voler ». 

Du coup, fidèle à cette leçon de vie de mon grand père artisan, moi je dirigeais comme elle. Tu apprenais en voyant Ariane diriger. Consciemment et inconsciemment elle dirigeait de façon très pédagogique car il y avait beaucoup de jeunes gens au Théâtre du Soleil. Mon rapport avec l’école s’est fait naturellement et de façon très concrète. Le théâtre n’est pas seulement intellectuel, c’est très physique, concret dans les corps et dans l’espace. 

Mon rapport au théâtre est très palpable, dans le vivant, la matière. Mon parcours est instruit d’émotions, de sensations, mais aussi de voyages, de physique. C’est ce que j’essaie de faire passer aux élèves. D’ailleurs tous les élèves font un voyage d’1 mois dans leur cursus à l’école du Nord.

BDNV: C’est eux qui choisissent leur lieu de voyage?

RC: Oui, ils partent sans rien, déconnectés, juste avec la mission d’envoyer une vidéo par semaine. Et au retour ils présentent un spectacle de leur voyage de 30 à 50mn. C’est comme ça que le spectacle d’Avignon que j’ai présenté avec les élèves cette année est arrivé d’ailleurs. « Le pays lointain » 

                                                                  Photo Simon Gosselin

BDNV: Dans ton parcours le lien est facile à faire entre le rapport à la vie, à l’humain, à la matière, à l’espace et du coup probablement à la nature. Te sens tu concerné par l’écologie?

CR: Oui complètement. Dans les recherches sur l’écologie  on se sert des choses d’avant en les rendant scientifiques, en les modernisant comme les éoliennes par exemple et le vent. Et je trouve cela hyper intéressant. On te dit souvent si t’es bio t’es bobo. Mais non c’est pas que ça l’écologie, c’est aussi tellement de recherche, de découverte, de choses encore à exploiter, à expérimenter. Et puis aujourd’hui pour être moderne on emploie des mots anglais, ça nous fait faire de l’économie sur les mots, et du coup des économies sur tout et des économies sur le dos des espaces publics. C’est du langage commercial mais on a pas tous envie d’être commerçant.

BDNV: Et dans ton quotidien quels sont tes choix de consommation?

CR: Je mange local et avec les circuits courts le plus possible. Je viens d’ici, d’un petit village du Sud où j’ai mangé toute mon enfance des vrais fruits, des vrais légumes du jardin de mon grand père. Et j’ai redécouvert le gout des fruits de mon enfance chez les bios, les maraichers en vente directe. Dans mon quotidien je suis là dessus. A Paris avec un ami, on a découvert une boulangerie qui ne travaille qu’avec des céréales anciennes. Je trouve ça très bien. 

Au théâtre même si je recycle ma question dernièrement se posait sur les lumières.  On travaille avec des techniques et des techniciens incroyables. Mais ce ne sont pas des lumières led. La lumière led au théâtre pour l’instant c’est pas possible. C’est trop froid, trop plat. La lumière c’est mes crayons de couleurs… Mais des gens cherchent là dessus. Ca va avancer probablement.

En tout cas, ce que je crois vraiment, sans vouloir faire de politique, pour moi aujourd’hui le seul endroit où il y a de l’espoir, de l’innovation, de la surprise, et de l’intelligence c’est dans la révolution verte et pas dans autre chose.

BDNV: Très belle conclusion Christophe à ce riche entretien ouvert sur le partage humain, émotionnel et physique via le théâtre. Merci

Bonne route à toi Christophe et tes élèves pour que perdure ce bel esprit d’échanges, de dons et de culture au sens le plus noble du therme! 

Prochain spectacle de Christophe Rauck :

en décembre: Ben oui mais enfin bon!

Commande d’un texte à l’auteur Rémi De Vos pour quatre comédiens issus de la dernière promotion de l’Ecole du Nord.

en Mai: Départ Volontaire 5e commande de Christophe Rauck à Rémi De Vos.

 Erika pour Bio dans nos Vies

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