Ecolo-attitude de Sako, auteur compositeur interprète rappeur

  

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Bonne nouvelle,

dès le 21 novembre 2016, le livre évènement de SAKO disponible en pré-commande paraît aux éditions Ramsay. « Quoi qu’il arrive » nous ouvrira les portes sur le rap de ces 30 dernières années. Tout sur son parcours, ses rencontres, ses réflexions, ses pauses et les histoires des chansons, hymnes de toute une génération :). En bonus, 3 inédits, et 45 minutes de musique !

 

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Ecoutez ce titre et vous verrez en quelques minutes la vie de Sako défiler. Tout est dit. Il parle de lui, mais il parle de nous aussi… Dans notre tête, ce refrain qui cogne « On n’a qu’une vie, on n’a, on n’a qu’une vie, et c’est toi seul qui en fixes les limites »…

 

Unknown-1Avec l’explosion du titre « Maudits soient les yeux fermés », bande originale du film taxi1« Taxi » qui passe sur toutes les ondes en 1998, Sako et son groupe « Chiens de paille »hqdefault entrent par la grande porte du rap français. C’est sa plume qui va le démarquer des autres artistes du genre. Si sa musique est travaillée, produite, intemporelle, remplie de thèmes mélodieux et entêtants, elle fait une belle place à ses textes graves et profonds, photographies de notre époque. Ils nous giflent ou nous touchent en plein coeur, jeunes ou vieux, amoureux du rap ou pas. Un jour, j’ai plongé 🙂

A écouter :  la Cover de « Maudits soient les yeux fermés« , #MSLYF reprise par Akhenaton, Lino, Soprano, Tunisiano, Youssoupha, Millionnaire, Veust et Sako, étoiles du Rap.

Petit reportage pour mieux le connaitre.

Loin des contingences des maisons de disques et des médias, Sako, originaire de Cannes, a poursuivi son chemin en solitaire ou avec ses amis, Akhenaton (du groupe IAM), Passi, Nius et SoFly qui cartonnent aujourd’hui aux Etats Unis et travaillent, entre autre, pour Justin Bieber, Flo Rida ou Shakira. Sako a collaboré avec de nombreux artistes comme Florent Pagny, Christophe Maé, Angunn et Julie Zenatti.

A l’initiative d’un éditeur littéraire, il écrit un livre sur l’évolution du Rap en France au travers du prisme de son expérience. L’album composé pour moitié par Nius & SoFLY et pour l’autre moitié par Eric CéHaShi Bintz va sortir sous la forme d’un « livre album » à l’automne prochain. Akhenaton et Oxmo Pucccino lui font l’honneur de partager 2 inédits.

Il travaille actuellement sur la B.O du premier long métrage de Nawell MadaniMasta, la réalise et il est l’un des 5 auteurs des textes. Sako est retenu pour participer à l’écriture du prochain album d’Amel Bent pour laquelle il avait déjà écrit par le passé.

ECOLO-ATTITUDE :

Sako, es-tu préoccupé toi aussi par l’avenir de notre planète ?

 

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Bien sûr, en tant qu’homme d’abord, mais plus encore en tant que père de 2 enfants.

Je suis né dans les années 70 et j’ai grandi avec l’essor des industries du Pétrole et du Nucléaire, vantées comme les panacées et le gage de modernité de nos sociétés occidentales. Puis j’ai continué de grandir et j’ai vécu Tchernobyl, l’Exxon Valdes entr’autres et plus récemment Fukushima.

J’ai vu aussi la marginalisation de mouvements tels que GreenPeace ou de personnes, telles le capitaine Paul Watson, plus récemment, The Sea Shepherd.

Tout cela alors que l’on connait déjà depuis de longues années l’existence de la puissance éolienne, solaire, ou tous les principes de fonctionnement énergétiques qui font le sel des habitations autonomes de nos jours. J’y ajouterai le moteur à eau, le générateur d’électricité nourri du flux et reflux de l’océan.

Au quotidien, fais-tu volontiers des gestes écolos pour préserver l’environnement ?

A notre niveau, oui, à la maison, nous trions nos déchets. Nous utilisons des ampoulesFullSizeRender-1 longues durées, nous faisons attention à l’eau qui coule de nos robinets, par exemple, lors du brossage des dents. On y sensibilise nos jeunes enfants. On a la chance de voyager assez souvent. Nos filles ont pu mesurer récemment, qu’il y a des endroits dans le monde où l’accès à l’eau n’est toujours pas systématique. Le rapport à l’éthique Bio passe beaucoup par l’éducation et l’explication des principes de fonctionnement de nos moyens de confort. On les a assimilés au point qu’ils ne nous apparaissent que lorsqu’ils sont indisponibles. Alors, on explique aux enfants qu’il y a quelques années, il en était autrement et qu’à l’échelle de la Planète, cela représente un grand bouleversement.

En ce moment, on tente de faire comprendre les ondes, au travers d’exemples comme le téléphone portable, la radio dans la voiture ou le wifi à la maison. Lentement, avec le temps, car il faut aussi laisser les enfants être des enfants.

Achats ?

Oui, je pense par exemple, aux produits de toilettes, aux couches pour bébés, aux déodorants. Nous faisons attention aux composants et évitons par exemple, les déodorants comportant des traces d’aluminium.

Nous favorisons les huiles et essences naturelles pour nous soigner quand il le faut. Nous prenons le moins de médicaments possibles. Nous n’avons pas de voiture hybride mais nous y réfléchissons.

Habitudes alimentaires ?

Je me penche beaucoup sur le choix des aliments à la maison. Je fais moi-même les courses au marché pour choisir les légumes et les fruits de petits producteurs de la région dont l’origine des produits est traçable et les méthodes de travail, reconnues éthiques. Nous considérons que l’alimentation est notre premier médicament, aussi nous faisons très attention à ce que nous mettons dans le ventre de nos enfants. Nos filles n’ont jamais mangé un petit pot de l’industrie. Nous passons 2 à 3 heures, le dimanche matin à faire les plats de la semaine. C’est un moment en famille, où l’on joint l’utile à l’agréable. Et contrairement aux idées reçues, ce n’est pas plus cher que de faire ses courses au supermarché.

Nous consommons peu de viandes animales, et par chance, plus par goût que par éthique, ce qui facilite les choses.

Astuces ?

J’en ai une petite très simple.

Il est compliqué de faire manger du pollen aux enfants. J’en mélange dans les petits pots de mes filles au moment de la conception. L’amertume du pollen disparaît au cœur des légumes.

Démarches éthiques ?

Oui, une séance d’ostéopathie 2 fois par an, nous évite bien des séances de médecin généraliste. La Médecine Pasteurienne n’a pas forcément réponse à tout. On privilégie les traitements homéopathiques aux médicaments de laboratoire. Bien évidemment, tout n’est pas manichéen, il nous arrive de devoir prendre des médicaments de laboratoire mais nous faisons notre possible pour utiliser tous les recours à notre portée d’abord, avant de devoir céder à cette issue.

Sans faire d’anti-vaccination primaire, nous avons fait très attention aux vaccins que nous avons fait inoculer à nos enfants. Les vaccins dernière génération qui comporte jusqu’à 5 vaccins en une seule prise sont sujet à bien des controverses. Les obligatoires et non obligatoires sont réunis, mêlés à des adjuvants tel l’aluminium (encore). Aussi, nous avons réussi sur commande, avec une longue attente, à nous procurer des DTP mais il faut constater que la vaccination en 2016 n’est plus un sujet aussi anodin qu’elle pouvait l’être il y a 40 ans. On peut se retrouver devant les tribunaux à ce sujet :

http://www.liberation.fr/societe/2014/10/09/des-parents-devant-la-justice-pour-avoir-refuse-de-vacciner-leur-enfant_1117993

On refuse l’accès à l’éducation des enfants si l’on refuse de mettre en balance leur santé sur un coup de dés. Car en France, l’accès au collectivités pour les petits, dès la crèche, est soumis au contrôle du carnet de vaccination de l’enfant. C’est une prise en otage des gens par les lobbies pharmaceutiques, qu’on le veuille ou non.

Peux-tu nous parler d’une association qui te tient particulièrement à cœur ?

Il y en a beaucoup, celle qui me vient à l’esprit immédiatement est l’association SYA Espoir

https://www.facebook.com/RIP-DJ-SYA-Styles-394463104095492/

Elle a été créée en la mémoire du regretté DJ SyaStyles, le DJ du groupe Psy4 de la Rime, avec qui j’ai eu la chance de travailler de nombreuses années. Il est décédé d’une maladie l’an dernier, à l’âge de 37 ans. Cette association a pour objet de venir en aide aux enfants démunis en France et dans le monde en acheminant par exemple du matériel médical à l’étranger.

Mais plus dans l’axe de l’éthique Bio, je parlerai de l’afpgg : http://www.afpgg.fr

C’est une association de producteurs de graines qui contrôle la microbiologie des graines germées pour garantir leur pleine valeur aux consommateurs. En cette période ou un groupes tel Monsanto a créé le « Seed Patent » et gagne des procès contre de petits producteurs partout dans le monde, des associations telles que celle-là sont nécessaires afin que nous ne vivions pas dans un monde où nous n’aurons plus le choix de nos aliments.

566353_4848705733369_1024293926_nQuelles sont d’après toi les plus grandes décisions à prendre d’un point de vue environnemental ?

A mon niveau, je n’ai pas d’influence sur les grandes décisions. Par contre, je peux être au fait de ce qu’il se passe. L’information nécessaire est ensevelie sous un tas d’infos polluantes dont nous sommes inondés au quotidien. L’accès à l’info doit entretenir notre curiosité pour nous permettre de comprendre par nous même, les enjeux et intérêts pour notre planète



Je dirai par exemple, que se pencher sur l’existence du « Codex Alimentarus » est intéressant : Il s’agit d’une suite de codes, de protocoles et de standards internationalement reconnus et adoptés relatifs à la nourriture, la production de nourriture et ses normes.

Le but est d’uniformiser la nourriture de la planète, ce qui part d’une idée saine mais dont les déviances peuvent être conséquentes. Par exemple, l’un des principe, entériné en 1996, conduit à déconseiller la vente des herbes, des vitamines et des minéraux comme traitement préventif ou curatif et de reclasser ces derniers en drogues. Ce texte a été adopté mais les controverses qu’il a suscitées en ont ralenti les applications. (Note de BdnV: cliquez ici pour lire une critique intéressante à ce sujet).

Les sujets sont vastes dans la question posée, mais je dirai que le point commun à tout cela, réside dans la capacité de tout un chacun à influer à son niveau sur la préservation de notre habitat.

Je dirai qu’il est aujourd’hui vital de rester curieux. Je ne suis pas le premier à le dire : https://youtu.be/zNBmUr2w9n0?t=33s

Peux-tu dire un mot pour notre site ? 

L’existence de votre site est capitale. Il est important d’en voir « germer » d’autres encore car il constitue l’accès indépendant à l’information. Ce qui selon moi, et comme étayé jusqu’ici, est la clé. Une personne informée entretient le jardin de sa liberté. Elle sème pour que les siens récoltent.

https://www.facebook.com/Rodolphe.Sako.Gagetta/

Unknownhttps://twitter.com/sako

www.instagram.com/sakofficiel/

http://www.sako-officiel.com/discographie/

 

 

                                                                                                                             Juillet 2016 / Pascale.S pour www.biodansnosvies.fr

En bonus,

 » Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs »  …. Voici la  B.O. du film  » TAXI 1 « 

« MAUDITS SOIENT LES YEUX FERMÉS »

Rodolphe « SAKO » GAGETTA

 

  • Allo
  • Allo, Chill ?
  • ça va
  • Ouais, j’ai écouté les instrus là, pour Taxi et moi.. franchement, les trucs gais, ça l’ fait pas..
  • Pourquoi ?
  • Bah, mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent. Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste, mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste.
  • Bah, de toutes façons, fait ce qu’il te plait, hein..

 

  • Mais qu’est ce que tu veux que je dise d’autre que ce que je suis
  • Chaque jour me dicte ces lignes, en souligne les plus tristes
  • Je prie plus, je flippe, ris peu, je parle de moins en moins
  • Mon seul lien avec les miens reste l’écriture.
  • Une délivrance. Elle me libère de mes délires denses.
  • Mes récits rances me soutiennent, faut que je déballe tout
  • Le mal me rend fou, faut que je parle,
  • Qu’on râle, je m’en fous. Je m’étale devant vous.
  • Souvent, je lutte au plus haut degré.
  • Je planche pour écrire un sourire mais ma plume flanche
  • Feuille blanche étanche aux choses gaies, c’est étrange,
  • C’est pas que je ne veux pas mais je peux pas
  • Je n’ai pas la tête à la fête, c’est peut-être
  • Que je ne suis que le fruit de mon époque
  • La vie se comporte durement, m’impose indument cette prose puante à haute dose
  • Une forte névrose à sont fait m’isole,
  • Comme Travis Bickle, pour que j’ rigole, faut que j’ picole
  • Mes textes ? Je voudrais que t’en ris, mais j’ dis que ça part mal
  • Croire en demain, on a le droit mais au fond,
  • Je m’attends pas à tant que ça, entends le sale son garçon,
  • Si ça sent le soufre, c’est que je te souffle ma vie
  • Que s’ouvrent à toi ceux qui souffrent.
  • Alors profites-en tant que ce n’est qu’un disque
  • Et que tant de fatalité crasse ne reste que ma réalité.

 

  • Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent
  • Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste
  • Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste

 

  • A l’aube de l’An 2000, l’avenir est sombre dans les villes du monde
  • Je sonde. Tant d’hommes tombent dans l’ombre
  • Grand nombre d’anges déchus, d’existences sans dessus dessous.
  • Déçu, je suis. Dès le début, j‘ai su que Jésus se fout de nous.
  • De suite, je l’ai lu dans les yeux des miens. Témoins forcés de forfaits pour les moins
  • Exposés. Les mains liées, la vie m’impose ses thèmes.
  • Et que j’aime ou que je n’aime pas n’est pas le problème. J’en parle quand même.
  • Dénuées de sens, des nuées de scènes chaque jour, me blessent
  • Et même si c’est ainsi, ça me laisse pantois.
  • Reste que je ne peux l’admettre, ça me scie de voir ces trucs
  • Le temps et les gens passent mais rien ne change. Personne ne s’arrête.
  • Aujourd’hui, faut plus compter sur autrui, c’est comme ça que le monde marche
  • Et je sèche quand je cherche à comprendre
  • Ecrire autre chose ? Je voudrais. Je suis sincère quand je dis ça.
  • Mais on ne reproche pas à l’aveugle de ne pas voir. Je sais ça
  • J’ai 23 Ans, le ventre vide. Avide de prendre goût aux choses,
  • Peu commode, je m’accommode mal des modes de vie, alors que me reste-t-il ?
  • Même ma musique pue le chien.
  • Que suis-je en droit d’espérer pour demain ? j’en suis là.
  • Cinglant, ce constat me consterne, et ne concerne pas que moi, conscient de ça
  • Comment lâcher pour la risée d’irisés lyrics ?
  • Ce serait tissé d’hypocrisie alors je lâche pas l’affaire et
  • Maudits soient les yeux fermés.

 

  • Mon cœur, mes textes comme les temps sont durs
  • Mais qu’est ce que tu veux que je te dise, tu sais, les tensions durent
  • Réminiscences sombres aux couleurs d’améthyste

Mais qu’est-ce que tu veux que je te dise, tu sais, mon âme est triste.

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