Des jardins ouvriers aux jardins partagés!

Petit retour sur l’histoire:

  Dans le nord de l’Europe, à la fin du XIXe siècle des philanthropes mettaient gratuitement des lopins potagers à la disposition des plus pauvres afin qu’ils puissent  s’alimenter, et aussi pour leur permettre d’avoir un coin où prendre l’air.

    En France dans le Nord, c’est en 1896 que l’Abbé Lemire (à qui l’on doit aussi pour les travailleurs : le repos hebdomadaire du dimanche, la semaine à 60 heures, la journée à 11heures, la réglementation du travail de nuit des femmes er des enfants et l’allocation aux familles d’au moins 3 enfants) fonde la «ligue du coin de terre et du foyer» et les premiers jardins ouvriers.

 

 

 

La popularité de la Ligue atteindra son apogée lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Les jardins seront un remède efficace à la pénurie alimentaire.
Mais d’autres types de jardins verront également le jour :

 jardins militaires, jardins d’hôpitaux, jardins pour réfugiés, jardins scolaires, jardins de patronage, jardins pour anciens combattants…

La crise économique des années 30 favorise la création de nouveaux jardins.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les jardins ouvriers connaissent un nouveau bond en avant. A noter qu’ils serviront également à étayer l’idéologie pétainiste, comme en témoignent les actualités cinématographiques de l’époque, qui vantent les mérites des jardins du Maréchal, travail, famille, mérite…

Après-guerre, le retour à la vie normale et les besoins alimentaires étant comblés, les jardins connaissent une certaine désaffection.

L’urbanisation galopante des années 60 marquera leur déclin.

    Dans les années 70 aux Etats-Unis , une artiste Liz Christy, triste de voir les terrains vagues de Manhattan abandonnés lance le mouvement « los guerilleros verts ». Ils vont initier les jardins communautaires et les « bombes de semences » pour exploiter et refleurir les terres  en friche de leur quartier.

     C’est dans les années 80 que les MIF (Micro-Implantation Florale), initiées par Bernard Maret, germent sur les trottoirs de Lyon. Les Anges Gardins Ch’timi lancent les premières bombes à graines pour fleurir les friches par dessus les clôtures. Et   doucement les jardins partagés ou communautaires, héritiers des jardins ouvriers réapparaissent, autour des villes.           

   Les années 90 sont le véritable relancement des jardins urbains et aujourd’hui on connait plusieurs sortes de jardin à visée collective ou plus individuelle mais qui répondent tous aux objectifs tels-que :

– la rencontre de gens de tout âge, de toute condition et classe sociale et ethnies différentes,

-l’exercice et la détente en plein air

-la mise en pratique des connaissances et des goûts,

-le partage du savoir et l’entraide,

-le développement de la fierté des jardiniers,

-la récolte de fruits et légumes plus frais et meilleurs au goût,

-la possibilité donnée à la tradition agricole de perdurer à travers les générations. 

 

 

 

 

 

 

D’autres encore, dit jardins d’insertion », proposent une activité de production afin de favoriser l’insertion sociale et/ou professionnelle de personnes en difficulté exclues du marché de l’emploi. Ils se présentent le plus souvent sous forme de parcelles collectives mais ils peuvent aussi être cultivés sous forme de parcelles individuelles.

Les jardins d’insertion ne sont pas exclusivement agricoles ou voués à une production légumière, on trouve aussi parmi eux des jardins ornementaux, patrimoniaux.

Quelques soit la formule ces terrains sont le plus souvent municipaux et l’organisation de gestion est associative.

Pour en savoir plus :

 http://jardinons-ensemble.org/ iles de France

http://lepassejardins.fr/spip.php?page=sommaire Rhône alpes 

http://www.reseaujsm.org/ jardins solidaire en méditerranée 

 

 

 

 

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